Choisir de ne pas avoir ses règles : ni péché moral, ni danger médical.

| 18 janvier 2011 Lire

Avoir ses règles, pour certaines femmes, ce n’est pas seulement saigner comme une truie qu’on égorge quelques jours par mois. Au-delà de la manifestation physique du phénomène, la symbolique des règles  prend parfois une place assez conséquente : preuve de féminité, de fécondité, etc. Pour d’autres femmes, les règles se résument à une douloureuse et mécanique fatalité ou,  quand elles ont de la chance, à un désagrément mineur. Seul point commun entre ces différentes conceptions : quelle que soit la façon dont on gère ses règles, on a tendance à les considérer comme inévitables.

Ce n’est pourtant pas le cas : on peut très bien choisir de ne pas endurer chaque mois saignements, migraines, irritabilité et autres désagréments. Et malgré certaines idées reçues, ce n’est ni « mal », ni dangereux. Si, c’est vrai (croix de bois croix de fer, si je mens je vais en enfer).

Rappel (pour celles qui savent, on ne se moque pas, merci, c’est pas forcément évident) : les règles, c’est quoi ?

Pendant la première moitié du cycle menstruel, notre corps fabrique des œstrogènes afin d’épaissir la muqueuse utérine, appelée l’endomètre. Lorsque les œstrogènes circulent à dose suffisante dans le sang, l’hypophyse est stimulée et déclenche l’ovulation.

Si l’ovule n’est pas fécondé, notre production d’hormones chute (ce qui cause le fameux syndrome prémenstruel) et les règles surviennent, environ 15 jours plus tard.

Les règles consistent donc en une évacuation de sang et de tissus : nos hormones ont gorgé l’endomètre de sang avant la fécondation. Celle-ci n’ayant pas eu lieu, l’endomètre se détache  et les contractions de l’utérus l’éliminent. Ca, ce sont de « vraies » règles.

Et sous pilule ?

Sous pilule oestro-progestative, c’est différent : la pilule fonctionnant comme un « leurre », elle fait simplement croire à notre corps qu’on est déjà enceinte. En effet, en cas de grossesse, la fabrication de progestérone est constante et notre système sanguin en contient de façon stable.

Il n’y a donc plus de cycle, plus d’ovulation, et pas de règles. L’interruption de sept jours entre deux plaquettes de pilule provoque simplement ce qu’on appelle une « hémorragie de privation ».

Quant aux contraceptifs hormonaux contenant uniquement des progestatifs (certaines pilules, implant contraceptif ou stérilet hormonal, le Mirena par exemple), ils sont conçus pour diffuser des hormones en continu dans notre corps et ne bloquent pas forcément l’ovulation, mais épaississent  les sécrétions du col de l’utérus, qui empêchent ainsi le passage des spermatozoïdes.

Donc on peut se passer de saigner si on le souhaite ?

Oui ! Contrairement à ce qu’on a longtemps cru, les vraies règles ne sont pas là pour « nettoyer » l’organisme, et ne sont pas nécessaires en dehors des périodes où l’on souhaite tomber enceinte. Quant aux hémorragies de privation provoquées par l’interruption de sept jours entre deux plaquettes de pilule, elles n’ont aucune utilité médicale : les premières pilules commercialisées aux USA étaient d’ailleurs conçues pour être prises en continu, mais cela stressait les femmes, qui avaient peur d’être enceintes parce qu’elles ne saignaient plus…

En vérité, la prise de la pilule en continu permet non seulement d’éviter les saignements mais augmente également l’efficacité contraceptive. Ce sont en effet  (entre autres choses, hein) les oublis de pilule après l’interruption de sept jours qui augmentent les risques de grossesse.

Quant aux prétendus risques d’infection, ils sont inexistants : toutes les cellules mortes de notre organisme sont digérées par nos globules blancs. Il n’y a donc pas de « bouchon », ou de « stockage », puisqu’il n’y a pas de sang et de tissus à éliminer.

En ce qui concerne la supposée « absence de recul » sur la prise en continu d’une contraception hormonale, c’est une absurdité : cette technique est connue et maîtrisée dans d’autres pays depuis une bonne trentaine d’années, sans aucun effet négatif sur la santé.

Une pilule bien supportée peut donc être prise en continu. Quant aux spottings (petits saignements entre les périodes de règles, simplement dus à l’amincissement de l’endomètre), ils sont totalement sans danger. Si cela devient vraiment inconfortable, il faut simplement étudier la situation avec son gynéco et trouver un contraceptif plus adapté.

Précision concernant les spottings avec une pilule triphasique prise en continu : les triphasiques (comme la Trinordiol par exemple)  se prêtent parfois moins que d’autres à l’enchaînement des plaquettes en continu – bien que cela reste parfaitement faisable. Pourquoi ? Parce que la variation de dosage entre les derniers comprimés d’une plaquette et les premiers comprimés de la plaquette suivante peuvent provoquer des saignements. Saignements qui, contrairement à ce qu’un gynéco a osé affirmer à une patiente, ne sont donc pas la résultante « d’un excès d’eostrogènes dans le sang » (Précision anecdotique qui tabasse : après avoir sévèrement engueulé sa patiente, la gynéco l’a laissée partir en refusant de lui prescrire un contraceptif, et lui a dit « d’attendre que tout se remette en place ». Super responsable…). Comment prendre une triphasique en continu ? Martin Winckler donne la solution ici.

Finalement, on choisit quoi pour ne plus avoir ses règles ?

Plusieurs options sont possibles : une pilule oestro-progestative dont on enchaîne les plaquettes de 21 comprimés sans interruption, une pilule progestative présentée sous la forme de plaquettes de 28 comprimés, à prendre en continu (Cérazette, Milligynon), ou encore un DIU (dispositif intra-utérin, c’est-à-dire un stérilet) hormonal comme le Mirena.  Attention à l’implant si on souhaite l’utiliser pour supprimer les règles : chez 18 % des femmes elles disparaissent en effet, mais pour 12 % d’utilisatrices, elle sont au contraire plus abondantes…

Pourquoi certain(e)s gynécos ne nous encouragent pas plus à nous passer de nos règles quand on en exprime le désir ?

C’est purement culturel. Les règles sont considérées comme une évidence, presque une nécessité, et elles ont longtemps été associées à la notion de fécondité. Mais ce n’est pas justifié médicalement, et l’absence de règles présenterait même certains avantages non négligeables (moins de risque d’anémie ou de grossesses non désirées, sous pilule). Il n’y a pas non plus de risque accru de cancer.

Par ailleurs, il est à noter que l’absence de règles due à une prise de pilule en continu ne nuira en rien à la fécondité future : l’ovulation est bloquée parce que les hormones contenues dans la pilule font croire à notre organisme qu’on est déjà enceinte, mais en aucun cas ça ne compromet les ovulations futures.

Je conclurai cet article en citant Martin Winckler, qui répondait à la question : « si l’absence de règles n’est pas dangereuse, ne faudrait-il pas chercher à les supprimer chez toutes les femmes ? ». Voici ce qu’il en dit :

« Je ne pense pas, car ce serait remplacer un dogme (« Il FAUT avoir des règles tous les mois. ») par un autre (« Il ne FAUT PAS avoir de règles tous les mois. »). C’est aux femmes de choisir ce qu’elles veulent faire, et le plus souvent, les deux choix leur sont possibles : avoir des règles ou non.

La vie des femmes est pleine d’événements, certes naturels, mais plus ou moins confortables selon les femmes et l’époque de leur vie. Les femmes qui ont des règles douloureuses et longues se sentent mieux avec une contraception qui diminue les saignements et soulage la douleur. Certaines choisissent de prendre leur pilule en continu pour ne pas avoir de règles (ou bien optent pour un implant ou un DIU hormonal) D’autres préfèrent avoir leurs règles tous les mois et arrêtent leur pilule 7 jours ou choisissent un DIU au cuivre.

Vous avez le choix. L’idéal, c’est que vous fassiez ce choix sans crainte.

Il en va des règles comme de la contraception : c’est la méthode – et le médecin – qui doivent s’adapter votre choix, et non l’inverse. »

Sources :
- « Les règles – tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les règles sans jamais avoir osé le demander », Martin Winckler , Editions Fleurus, 2008. Environ 9 €.

- Le webzine de Martin Winckler, notamment ces articles : « les règles : en avoir ou pas ? Des questions et des réponses« , « Oui, on peut prendre la pilule sans interruption« ,

Martin Winckler est médecin et écrivain. Il est à la pointe en matière de contraception, et vous pouvez consulter sa biographie en cliquant ici.

A lire aussi :

    Aucun article similaire.

Tags : , , , , , ,

Classé dans : Femmes et gynéco

Commentaires (197)

Trackback URL | Flux RSS des commentaires

  1. funambuline dit :

    J’applaudis et je relaie !

    • philippine58 dit :

      Faut peut être aussi préciser qu’une jeune fille qui prend la pilule depuis ses 18 ans (en moyenne) pendant presque 10 ans voire plus, ca peut la rendre stérile. Si elle la prend normalement, pas en continu. Donc en continu j’imagine pas les risques.
      Donc perso je préfère faire confiance à mon médecin et ma gynéco qu’à un blog de pseudo conseils sexuels…

      • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

        En vérité, des commentaires comme le vôtre sont de ceux qui perpétuent la désinformation des femmes, par les inepties qu’ils véhiculent : vous ne savez rien, vous n’avez aucun argument, aucune connaissance médicale, que dalle, et vous affirmez des énormités comme si c’était la vérité absolue, toute pleine que vous êtes de vos ignorantes certitudes. Vous arrivez tout droit d’un forum Doctissimo ?

        Votre commentaire aurait en effet sa place sur ce genre de forums, où on peut répandre des conneries par centaines en laissant les internautes prendre les affirmations les plus débiles pour des vérités médicales. Par pure courtoisie, je ne supprime pas votre petite déclaration. Par ailleurs, il instruira les lectrices et lecteurs sur les absurdités qu’on peut proférer.

        Donc premièrement, ceci n’est pas un blog, lisez les mentions légales.

        Deuxièmement, les articles sont documentés parce que c’est mon boulot d’y veiller.

        Troisièmement, vous dites des bêtises au sujet de la stérilité. Mais alors énormes, hein, les bêtises.

        Bonne continuation, à vous et à vos vieilles idées reçues. Mes salutations à votre gynécologue et votre médecin : si ce sont eux qui vous ont dit que la pilule pouvait rendre stérile, je ne les félicite pas.

        • philippine58 dit :

          Hier j’ai fait des recherches sur les théories freudiennes utilisées dans la publicité, cela fait de moi une professionnelle ?? Veiller à ce que les articles soient bien documentés ne fait pas de vous une professionnelle de la santé, ou alors je vous conseille de revoir la définition.
          Et non je ne sors pas de doctissimo comme vous dites, ce site n’est pas non plus un blog (lisez les mentions légales) et oui c’est mon médecin qui me l’a dit quand j’ai voulu commencer la pilule.
          La pilule n’a rien de naturel et dérègle totalement l’organisme, je ne suis pas pro je ne pourrai pas dire en quoi. Mais Encourager les filles à la prendre en continu sans en connaitre réellement les risques, pour un site qui n’est pas un blog (excusez moi pour ce méchant terme) c’est encore plus irresponsable.
          Si la pilule fonctionnait ainsi ca se saurait, pas besoin de vous pour le savoir. Si elle est faite pour être suivie jour par jour avec 7 jours de « repos » tel que le cycle naturel est fait, c’est bien pour une raison!
          Ou dans ce cas allez soumettre votre idée au labo pharmaceutiques, ils reverront la chose.
          Ou est ce peut être ma gynéco et mon médecin qui en fait sont des charlatants et ont un faux diplome ??
          De plus avant de prendre vos lectrices pour des connes dès qu’elles montre une once de réticence face à vos sujets c’est pas très fair play comme réponse. Peut être me suis je documenté moi aussi, vu que pour c’est la seule source valable lorsqu’il s’agit de santé.
          Vous n’avez certainement pas la science infuse non plus, c’est fou les absurdités qu’on peut trouver sur le net…

          • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

            Oui, je confirme, je suis une professionnelle dans le cadre de mon travail, ne vous en déplaise :) Quand un journaliste source un article, il le fait avec sérieux. C’est mon cas.

            Je ne suis donc pas irresponsable mais vous, je le confirme, vous affirmez des choses erronées.

            Quant à votre médecin et gynéco, je ne sais pas si ce sont des charlatans… Toutefois, si ce sont eux qui sont à la source de ce que vous venez d’expliquer sur la pilule et son lien avec « le cycle naturel » dans votre commentaire, ça fait carrément peur, en 2011, de lire des trucs pareils. Ce que vous dites : « Si la pilule fonctionnait ainsi ca se saurait, pas besoin de vous pour le savoir. Si elle est faite pour être suivie jour par jour avec 7 jours de « repos » tel que le cycle naturel est fait, c’est bien pour une raison! » est vraiment faux.

            Et je ne pense pas que les médecins et gynécos des autres lectrices soient des charlatans non plus (il y a plusieurs dizaines de commentaires très intéressants en dessous des vôtres).

            Ah, et à la base, je le répète : la pilule fonctionne ainsi, à savoir en prise continue… Et non, elle n’est pas « faite pour être prise avec sept jours de repos », elle n’a pas été conçue comme ça au départ, et cela n’a rien à voir avec le cycle naturel, ce sont des hémorragies de privations artificiellement provoquées, pour des raisons que j’explique dans l’article : sous oestro-progestatives, vous n’avez tout simplement plus de cycle naturel du tout. D’ailleurs les progestatives fonctionnent comme ça aujourd’hui, en prise continue, mais elles agissent autrement, ce que j’explique également dans l’article : exemple, la Cérazette. :) Et le DIU Mirena également (prise d’hormones en continu donc, on est bien d’accord).

            Quant à Doctissimo, je ne remets pas en cause les articles rédigés par les journalistes, mais le contenu des forums, qui est généralement affligeant en terme d’informations médicales sauvages.

            Enfin, ici, on ne prend pas les lectrices pour des connes quand elles ne sont pas d’accord, pour preuve le grand nombre d’articles sous lesquels ont eu lieu de très riches débats contradictoires. Vous pouvez le prendre mal, mais désolée, vous dites vraiment des choses fausses et c’est justement parce que je suis sérieuse que je le souligne.

            • philippine58 dit :

              Je veux bien vous croire je n’ai jamais prétendu avoir plus raison que vous. Mais je vous cite : « vous n’avez tout simplement plus de cycle naturel du tout. » vous trouvez que ce n’est pas risqué ??
              En arrêtant le cycle naturel pendant plus de dix ans, les risques de ne pas retrouver ce cycle naturel me paraissent évident…

              • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

                Mais non, ce n’est pas risqué pour la fécondité. le débat sur les effets de la prise d’hormones est certes ouvert, mais vraiment en terme de fécondité :) Je vous assure. Sur la tête des médecins qui m’entourent et vérifient mon travail ! :) Et vous savez, pas mal de médecins luttent pour que leurs confrères encore « butés » avancent un peu dans ce domaine… Les prises de positions de certains gynécos sont tout à fait aberrantes, en terme de contraception et de sexualité :) Pourquoi n’iriez-vous pas faire un tour sur le site de Martin Winckler ? Il explique très bien, et est très bien documenté. Reconnu comme une autorité en la matière, le Docteur Winckler. Sa biographie vous le confirmera. Ce n’est pas Dieu en personne, mais il résume et synthétise assez bien l’état des lieux en terme de contraceptifs :)

              • M'dame Jo dit :

                Je n’ai évidemment aucune autorité dans ce domaine et ne peux parler que de mon cas… Mais après 16 ans de pilule, donc 6 ans en quasi continu, je suis passée au mirena (oui, encore des hormones, mais le cycle sous Mirena reste « naturel », ovulation y.c.) et mon cycle est revenu à la normale dès le premier mois… On peut donc choisir de supprimer ses règles TOUT en gardant un « vrai » cycle grâce à une quantité moindre d’hormones. C’est peut-être parce que je suis Suisse, mais ça me semble être l’exemple même du compromis ;)

                (NB: pour le cycle normal sous Mirena, ce n’est pas moi qui le dis: De fait, un certain nombre d’utilisatrices disent avoir avec le Mirena des règles presque inexistantes, mais régulières. D’autres disent ne pas avoir de saignements du tout, mais ont tout de même les signes annonciateurs ou évocateurs de leurs règles : irritabilité en fin de cycle, tension des seins, crampes dans le bas-ventre, le tout sans saignement.

                Ce qui signifie bien que leur cycle naturel n’est pas modifié par le DIU hormonal, et qu’elles ovulent chaque mois, mais ne sont pas fécondées. Au moment des règles, leur utérus se contracte pour éliminer l’endomètre, mais comme l’endomètre est devenu très fin sous l’effet de l’hormone, elles n’ont presque rien à éliminer et ne saignent pratiquement pas. tiré de http://bit.ly/hjj9R7 – bien que ce ne soit pas le sujet central de l’article.)

    • Ursulalouve dit :

      Je témoigne pour mon cas sur une vie où j’ai échappé quasiment toute ma vie aux règles. J’ai vu que je les avais quand j’atteignais 55 kilos pour 1m70 donc toute ma vie, j’ai psé 53 kilos et j’ai été tranquille. Il est vrai que je refuse la viande depuis l’adolescence donc je n’ai jamais été grosse. Je n’ai même pas pris la pilule. Cela était parfait pour moi et l’on est souvent différente.

  2. dariamarx dit :

    Je suis de celles qui détestent la pilule. L’idée de la prendre en continu m’effraie, sans fondement scientifique précis, mis à part la difficulté de trouver celle qui allie capacités contraceptives et effets secondaires moindres. C’est à la fois culturel, mais aussi circonstanciel : autour de moi, 2 phlébites sur des femmes de – de 30 ans …

    • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

      Oui, je te comprends… Et cette crainte, étayée par les expériences de phlébites autour de toi, est encore plus compréhensible. Les avis concernant les risques de phlébite sont variés, et les gynécos contribuent à alimenter le rapprochement habituellement fait entre phlébite et pilule.

      Je ne prenais pas la pilule non plus (j’étais sous Mirena). Et comme je suis sous traitement pour hypertension, j’étais craintive à l’idée de prendre la pilule (la combinée m’a été déconseillée, du coup).

      Mais on a du m’ôter mon stérilet et après quelques tâtonnements, on a trouvé la pilule qui allie justement efficacité, prise en continu très confortable ET pas de risque. Là, ma tension est à 12/8, je suis surveillée, tout va bien. Expérience perso hein, je ne me permettrais pas de généraliser mon cas. Mais c’est juste pour dire qu’avec le bon accompagnement médical, une écoute rassurante, la prise en compte de nos attentes, des antécédents médicaux, familiaux, et un toubib qui se donne la peine de chercher avec nous LA solution adaptée, y a souvent moyen de trouver une solution :) Je ne dis pas « toujours », mais souvent.

  3. Marion dit :

    J’ai toujours trouvé qu’avoir mes règles était un calvaire; maux de ventre, désagréments, esclavagisme de trouver des toilettes propres/avec poubelle,y être fourrée toutes les deux heures les premiers jours (c’était génial au collège/lycée/en vacances…), petit stock de culottes moches pour ces 5-6 jours fatidiques, prévoir la date, avoir de quoi parer au problème en cas d’avance.

    Je vis beaucoup mieux depuis que je les ai plus.. :)

  4. fraise_desbois dit :

    grande avancée ! même si je savais que ça pouvait se faire sur un court terme.
    mais déjà que ça me saoule de prendre la pilule 21 jours par moi, la prendre tous les jours va me gonfler encore plus.
    tant qu’une autre solution n’aura pas été trouvée, ben je garde mes règles et ma pilule…

    en tout cas merci pour cet article !

    • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

      Bizarrement, je me sens moins emmerdée de la prendre en continu plutôt que 21 jours / arrêt de 7 jours / reprise etc… C’est plus automatique, plus linéaire. Mais je comprends que ça puisse être chiant : pour moi c’est plus facile parce que j’ai déjà un traitement médical au long cours qui m’oblige à prendre un cacheton tous les matins :)

      Sinon, un DIU hormonal peut-être ? Avec le Mirena, on général on n’a plus de règles (j’en ai eu deux, c’était vraiment nickel). Enfin, à voir avec le gynéco, tout ça :)

  5. GouineMum dit :

    Hum. Les hormones non-bio-identiques, dont les progestatifs synthétiques et tous les contraceptifs hormonaux, ne sont notoirement pas bonnes pour la santé, surtout pas prises de façon prolongée. Notamment pas pour le foie, souvent pas pour les veines non plus (risque accru de phlébites et thromboses), et très souvent pas pour la libido non plus.

    Autant que je comprends parfaitement le désir de se débarasser de cete plaie que sont les règles, autant je fustige le corps médical qui persiste à se mettre au service commercial de l’industrie pharmaceutique qui bousille notre santé pour son profit.

    • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

      C’est faux. Nous avons nos convictions, et il y a la science. ET à côté de ça, il y a les labos. ce sont trois choses différentes.

      Et je me permets de contester le risque accru de phlébites et de thromboses. Et le risque pour la libido. Rien d’absolu, rien de catégorique, dans aucun de ces deux domaines (j’ai fait une phlébite, tiens, alors que j’étais pas sous hormones… Et rien sous hormones…). Ce qu’on a, ce sont simplement des « cas ». Et un « cas », si marquant soit-il, n’établit pas de réalité médicale systématiquement démontrable en terme d’effet secondaire d’un principe actif.

      Et bien que l’industrie pharmaceutique ne soit pas une sainte, loin de là, les raccourcis catégoriques que tu établis ne se vérifient pas de façon scientifique, c’est-à-dire qu’ils ne correspondent à aucune réalité médicalement prouvée. On est revenus sur pas mal de trucs que tout le monde considérait comme vrais (pilule = cancer, etc), parce que la science avance. Et elle n’avance pas QUE sous la coupe des labos pharmaceutiques.

      Cancer, foie abîmé, phlébites, etc… Non, là aussi il faut aller de l’avant et se débarrasser des idées reçues :)

    • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

      Et très franchement, je suis sidérée que tu puisses dire que Martin Winckler se met au service de l’industrie pharmceutique !

      Winckler a bossé en collaboration avec la revue Prescrire, qui, au même titre que Formindep ou Atoute, est connue pour ne pas ménager l’industrie pharmaceutique, et faire preuve d’une intégrité médicale au-dessus de tout soupçon !

      Ces trois supports n’hésitent jamais à se positionner très clairement contre les comportements médicaux contestables relevant du lobby : dépistage abusif (notamment la farce des urologues qui ont suivi Michel Cymes récemment), et autres abus.

      Alors sérieux, Martin Winckler, qui est la source la plus fiable d’info en terme de contraception, on peut choisir de ne pas le croire (et ça c’est déjà un peu subjectif), mais mettre en doute son intégrité médicale est totalement surréaliste.

      • GouineMum dit :

        Winckler dit et pense ce qu’il veut. Il est certes respectable, mais justement beaucoup trop crédule en les hormones synthétiques, notamment genre pilule contraceptive. Les faits lui donnent souvent tort, désolée.

        • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

          Tu dis et penses ce que tu veux aussi.

          Ayant pas mal bossé (justeparce que c’est mon boulot – on peut pas écrire d’articles si on n’est pas solidement documentée, en tous cas pas si on veut en vivre – sur toute la doc disponible et contradictoire dans ce domaine, et ayant échangé avec des professionnels de santé, des vrais, pas des putes vendues aux labos), je vais pas me lancer dans une polémique stérile sur le fait que ce toubib soit « crédule ». Je n’hésite jamais à questionner et à remettre en cause ce qui m’apparaît, après examen objectif, illégitime ou con.

          Mais là, il est inutile que je poursuive l’échange avec toi, ma position sous cet article se doit de rester un minimum objective et réservée. C’est pour ça que je n’ai pas choisi l’angle de la signification sociale/morale des règles, par exemple, pour sous-tendre mon propos. Sinon, je serais partie dans un truc vachement plus tranché. Là, je dis ce qui est faisable, et j’expose un choix.

          Disons que mon taf m’oblige à ne pas me documenter uniquement dans un sens ou dans l’autre, au gré de mes convictions personnelles : je suis obligée d’aller creuser pour avoir tous les sons de cloche. En prenant du recul. Et en analysant et triant. Dans mes chroniques, je peux m’exprimer sans nuances, donner mon avis, critiquer, etc. Dans ce genre d’articles (et dans les commentaires que je poste en dessous), non, je reste nuancée, et je ne tranche pas.

          Je trouve toujours tes commentaires enrichissants. Et celui-ci ne fait pas exception, parce qu’il exprime ton opinion. Mais par souci de rester neutre, je ne te suis pas. Ce serait la porte ouverte aux trolls qui m’accuseraient aussitôt de faire de la propagande hormonale anti-règles :)

  6. M'dame Jo dit :

    Une fois de plus excellent. Tu mentionnes au passage les avantages, mais j’ai envie d’enfoncer le clou: pour certaines (dont moi) ça veut dire plus (pas) d’anémie, donc nettement moins de fatigue, plus (pas) de douleurs de dos, de reins, de tête, de nausées, d’état semi-dépressif 2 semaines par mois. Pas de serviettes, de tampons, de cup. Sans compter du sexe 30 jours par mois.

  7. Papaye dit :

    Mince c’est bien la première fois que je suis pas vraiment d’accord sur le fond d’un de tes articles !
    Les études sur la prise des hormones synthétiques disent tout et leur contraire, on peut donc leur faire dire ce qu’on veut selon ce qu’on a envie ;) Et oui bien sur, on a chacune notre exemple sous les yeux, toi tu n’as jamais fait de phlébite sous pilule, moi je n’ai jamais autant eu de libido que depuis que je l’ai arrêté…etc etc..On peut continuer toute la vie à trouver des exemples qui vont chacune dans notre sens.
    Mais ce qui me dérange plus (et pitié ne me prenez pas pour une néo-baba-écolo-retour-à-la-nature) c’est le fait de prendre des médocs pour bloquer des cycles naturels (ouh le vilain mot). Si demain les labos nous sortent une pilule quotidienne pour arrêter d’aller faire caca (ben oui c’est nul de faire caca, c’est sale, ca pue, ca constipe ou ca a la diarrhée, si on pouvait s’en passer…) est-ce qu’on la prendrait sans se poser de question ? Si demain les labos nous sortent une pilule pour empêcher de dormir, parce que c’est du temps perdu, vous imaginez tout ce qu’on pourrait faire si on dormait pas ? Est-ce qu’on la prendrait sans se poser de questions ?
    Et puis une pilule pour arrêter que les poils poussent aussi, ca serait pas mal :p
    Bon je caricature bien sur mais le fond de ma pensée est là, oui, fondamentalement, ca m’emmerde de prendre des hormones synthétiques pour bloquer mon ovulation, et pour bloquer mes règles ou mieux encore pour avoir de fausses règles (non mais vous imaginez à quel point on est rendus ? Prendre une pilule quotidienne qui stoppe nos vraies règles et en fait des fausses pour nous « rassurer » ?).
    Ca empêche pas que mon syndrome pré-menstruel me donne envie d’égorger homme et enfants quelques jours par moi, que oui quand mes règles tombent lors du we en amoureux prévu depuis 5 mois, ca fait chier…Mais pas au point de prendre des cachetons pour bloquer un cycle naturel, comme celui d’aller aux chiottes, de manger, de transpirer, etc etc…
    Et je rajoute que j’aime beaucoup Winckler, je suis juste pas tout le temps d’accord avec lui ;)
    Bonne journée et merci pour avoir lancé la discussion !

    • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

      Je ne cite mes expériences persos que pour équilibrer le tout, je ne les considère pas comme une règle générale. Le contre-exemple de la phlébite venait en « équilibrage » d’un propos affirmant le risque accru de phlébite.

      Juste, à titre perso, pour ce qui est des « cycles naturels », je citerais un principe qui m’est cher : « la nature, c’est pas ma culture ». ;) Mais juste parce que mes règles ne me servent à rien, tout simplement… Elles n’ont aucune utilité pour ma santé, alors que l’élimination fécale en a une :) Et la transpiration aussi :) Mes règles, elles sont juste là pour m’aider à tomber enceinte si je le désire.

      Mais je comprends tout à fait ta position. Et MERCI d’avoir précisé qu’il y a des résultats d’études contradictoires. Parce que du coup, même si on n’est pas tout à fait d’accord avec toi, ben on est hyper réceptif à ton propos : j’ai vraiment apprécié ton commentaire :)

      • Papaye dit :

        Oh merci très chère ! ;)
        En fait, je suis pas trop d’accord sur le fait que les règles ne servent à rien, elles sont l’élimination du nid prévu pour accueillir l’ovule fécondé. Donc ouais, si l’ovule est pas fécondé, pouf, voilà les règles qui arrivent.
        Alors oui je comprends que tes règles-perso-de-Gaëlle-Marie te servent à rien parce que tu veux pas être fécondé et que donc ca te sert à rien que ton utérus se prépare à accueillir un œuf. Mais bizarrement moi non plus je veux pas (naaan je ne veux plus, je vous jure Madame) être fécondé mais je trouve quand même pas inutile que mon corps continuent à fonctionner de manière naturelle (j’adore ta citation sur la nature).
        Ce qui est « pénible » et sujet à polémique et discussion c’est que justement les études sur la prise d’hormones en continu pendant 40 ans, en gros des premiers rapports jusqu’à la ménopause, ben elles disent un peu tout et rien. Oui ca diminuerait les cancers de là, mais ca augmenterait les cancers de ci, alors pour les cancers de ce côté-là on sait pas encore…
        Moi dans l’absolu (et je fais hurler mon homme le scientifique mais bon) j’ai vraiment du mal à croire que prendre des hormones pendant 40 ans n’ait aucune incidence sur mon corps, mais je suis tout à fait d’accord pour reconnaitre que c’est une pure intuition qui ne s’appuie sur aucune donnée scientifique :p

        Ce qui serait intéressant c’est aussi d’avoir les avis de femmes ménopausées et ravies de l’être parce que ca j’en lis pas souvent mais elles doivent quand même bien exister !

        Et je conclus avec une autre donnée aussi à prendre en compte dans les études, c’est que par exemple toi qui prends la pilule, tu vas chez le gynéco régulièrement pour la prescription et donc tu as des dépistages concernant le cancer du sein, de l’utérus etc.
        Moi qui n’utilise que les préservatifs, ca faisait 4 ans que je n’avais pas fait de visite gynéco, il a fallu que mon amie se prenne un cancer du sein en pleine face pour que je me décide à prendre rv. C’est une donnée non négligeable aussi dans les études bénéfice/risque de la prise de la pilule.

        • bambou dit :

          Je suis ménopausée, depuis 1 an et demi. Ca n’a rien à voir avec l’article. La ménopause, ce n’est pas que l’absence de règles! Ce sont les bouffées de chaleur, les réveils la nuit toutes les 2 heures en nage, les problèmes d’ostéoporose et de sécheresse vaginale. Et bien sûr, le fait de se dire qu’on n’est plus fertile (même si on ne souhaite plus d’enfant) et le sentiment de passer chez les « vieux », d’autant plus quand cela arrive comme dans mon cas précocement.
          D’autre part l’article parle du fait de prendre la pilule ou le stérilet de façon à ne plus avoir de règles. Et non pas pour.Chacun est libre me semble-t-il de faire le choix d’autres moyens de contraception. J’ai pris de nombreuses années la pilule sans savoir qu’on pouvait la prendre en continu. C’est idiot! Tant qu’à prendre la pilule, autant la prendre en continu, si on me l’avais proposé, j’aurais immédiatement accepté! A savoir en plus les oublis sont très fréquents après chaque interruption d’une semaine.
          Donc voilà mon témoignage d’une femme ménopausée, qui était ravie de ne plus avoir de règles pendant quelques années avec la pilule en continu et ensuite Mirena, et qui n’est pas du tout ravie d’être ménopausée à 44 ans.

          Merci, Gaëlle-Marie pour l’article.

          • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

            Merci à toi d’apporter un témoignage mentionnant la ménopause en plus de l’absence de règles, c’est instructif :)

    • Plume dit :

      « Un toubib qui se donne la peine de chercher avec nous LA solution adaptée », je pense que c’est la clé. Il n’y en a pas, ou tellement peu… Il y a ceux qui t’engueulent comme une fille de 5 ans parce que tu oublies ta pilule – que tu prends depuis 12 ans – mais ne cherchent pas à te proposer autre chose. Si tu mentionnes l’idée, on te dit que c’est pour ton bien, l’implant on ne connaît pas les effets et puis le stérilet c’est pas pour les nullipares. Et puis peut-être que tu l’oublies parce que t’as un désir d’enfant inconscient !
      Il y en a d’autres qui te refont le coup du « pas de stérilet aux nullipares » et quand tu essaie de creuser, tu t’aperçois que ce n’est même pas par conviction mais parce que « j’en ai marre de voir des jeunes femmes s’évanouir de douleur dans mon cabinet ». Rassurant quand cette même personne vient de de te faire un mot pour un collègue qui lui, te le posera. Bon j’arrête sinon je vais aller poster dans les brèves de gynéco.

      Je ne sais pas pourquoi, j’ai l’impression que la contraception est perçue comme un confort et qu’on s’arrange du même coup pour que ce ne soit pas TROP confortable, des fois qu’on se sentirait trop en possession de notre corps. Je dis pas que c’est une conspiration, mais ça traine dans les mentalités…

      C’est dommage à dire, mais si on prend pas la question en main nous-même, c’est rarement du côté des gynécos qu’on trouvera de l’aide. Mais bon, ce n’est que mon expérience.
      Je me demande si Winckler ne devrait pas être au programme du bac…

      • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

        Ce que tu dis là : « Je ne sais pas pourquoi, j’ai l’impression que la contraception est perçue comme un confort et qu’on s’arrange du même coup pour que ce ne soit pas TROP confortable, des fois qu’on se sentirait trop en possession de notre corps. Je dis pas que c’est une conspiration, mais ça traine dans les mentalités… », ça me PARLE GRAVE :)

      • M'dame Jo dit :

        [...] tu t’aperçois que ce n’est même pas par conviction mais parce que « j’en ai marre de voir des jeunes femmes s’évanouir de douleur dans mon cabinet »

        Huhu, mythique. Si un médecin a autant de patientes qui s’évanouissent, il faudrait peut-être qu’il revoie sa technique. Moi j’ai eu prise d’anti-douleurs en avance et anesthésie du col et la pose même a duré à peine une seconde. J’en ai chié après une fois à la maison, mais c’est une autre histoire ;)

        • mexico dit :

          oui on a l’impression souvent que c’est ce qui arrange les gynéco et pas ce qui nous arrange nous les patientes qui est important.

          petit hors sujet sur le sterilet pour pas décourager celle qui en veulent un.
          Je suis nullipare, la gynéco était pas trop partante mais elle me l’a mis en 2-3 min (plusieurs essai parce que j’ai un utérus très antéversé ou rétroversé (je sais plus en gros ça fait pas un jolie ligne droite avec le vagin). j’ai pris un cachet pour dilater le col 2h avant et j’ai eu un peu mal lors de la pause mais très suportable. au retour à la maison, prise de Spafon (antispasmodique) et pas de douleur à aucun moment. léger saignement constant pendant 3 mois (juste besoin d’un ou deux protège slip par jour) puis plus rien: j’oublie que je l’ai, c’est génial!

  8. Chacha dit :

    Attention cependant pour le Mirena…Oui il arrête les règles (ou les diminue considérablement) mais il a aussi une forte tendance à créer des kystes ovariens. Rien de grave me direz-vous, ça disparaît avec les règles…sauf quand on les a pas!
    C’est ce qu’il m’est arrivé, et j’ai du me faire opérer parce que ce joli petit truc peu ragoutant avait atteint la taille d’une balle de ping-pong. Mirena oui, mais en surveillant bien qu’il n’y ait pas de problèmes

    • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

      Comme le disait Papaye : on a tout et son contraire dans les expériences persos et les études.

      Ceci dit, je partage ton opinion sur le Mirena : j’en ai porté deux (pendant 10 ans donc) et au final on a du me le retirer, je ne le supportais plus. :) Je te rejoins donc et généralisant : oui pour le Mirena (ou la pilule etc), avec une surveillance médicale adéquate, bien sûr. Sachant que certaines personnes toléreront toujours mieux que d’autres certains traitements : je suis heureuse et en forme sous Cérazette, mais j’ai des copines qui ne l’ont pas supportée du tout :)

      • Naile dit :

        Je rajoute ma petite pierre à l’édifice.

        Je fais partie des gens allergiques aux cachets. Quand je dois en prendre régulièrement, c’est n’importe quoi vu que j’oublie les trois quarts du temps.
        Quand je me suis décidée à arrêter les capotes et à me tourner vers une contraception hormonale, la pillule c’était même pas la peine d’y penser. Je me suis donc tournée vers l’implanon, pratique, avec l’espoir de ne plus avoir mes règles. (raté)

        Par contre au bout de deux ans, j’atterris aux urgences : Mini hémorragie interne, causée par un kyste sur l’ovaire droit. Pas d’opération, mais j’ai eu des douleurs résiduelles pendant plus d’un an.

        J’ai dû enlever mon implant et j’ai décidé de mettre un DIU au cuivre dans la foulée, histoire de calmer le jeu du côté des hormones. J’ai fini par le faire enlever au bout d’un an et demi, j’avais l’impression de le sentir (je ne sais pas si c’était plutôt les problèmes résiduels de mon hémorragie ou le fait d’être nullipare) et puis mon chéri aussi le sentait d’une autre façon et il aimait moyen.

        Finalement je décide de retenter l’implant. Et puis au bout de deux ans encore, je me retrouve chez ma gynéco. Je lui parle de mes problèmes de santé : moral bas, digestion problématique, etc.. un médecin m’avait dit que ça pouvait peut être venir de l’implant. Elle répond que non, ya pas de raison.
        Elle me fait une échographie, et là, paf, un magnifique kyste sur l’ovaire gauche. Par contre ce kyste peut tout à fait être responsable de mes symptômes.

        Donc bon, elle m’a enlevé mon implant, je suis un traitement hormonal pour essayer de favoriser la résorption du kyste, mais si ça ne fonctionne pas je risque de devoir me faire opérer.

        Donc me voilà bien embêtée pour ce qui est de la contraception. J’ai pas envie de revenir aux capotes, j’ai un peu peur de remettre un DIU au cuivre. La pilule vu comme je vais l’oublier, je vais utiliser des capotes tout le temps, donc c’est pas la peine. Le patch, je suis toujours entrain de me gratter, il tiendra jamais. Je vais peut être tester l’anneau vaginal, je vois pas autre chose.

        Tout ça pour dire que les progestatifs, ça ne convient pas à tout le monde, dommage.

  9. Zinn dit :

    Pour ne plus avoir ses règles, on peut aussi utiliser l’anneau contraceptif Nuvaring, en le portant durant un mois au lieu de trois semaines.

    • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

      Ah oui, très intéressant, le Nuvaring aussi ! :)

      • kathy dit :

        oui, oui avec le Nuvaring aussi !!! j’ai adopté ce principe contraceptif il y a 7 ans maintenant et j’en suis ravie !!!
        il m’est arrivé bien des fois de le garder en continu, principalement l’été, si pratique pour la plage, la piscine, les petites robes légères et les rencontres imprévues ;)))

        • Mad L dit :

          Ah bon? Ben, comme d’hab’, on ne m’a rien dit ! Ça m’arrange vachement puisque je fait de l’anémie et que j’ai été opérée pour réduire mes douleurs pendant les règles (ça m’a bien aidé mais c’est pas encore parfait) ! Et mon super gyné me cache des choses pareilles ! Et le mode d’emploi *qui le déconseille si mes souvenirs sont bons* ! CONSPIRATION ! ! !

          • Stéphanie dit :

            J’ai eu l’immense chance que mon premier gynéco me prescrive Nuvaring, c’était neuf à l’époque, j’ai avoué tout de suite que prendre un truc tous les jours c’était impossible pour moi. Ca fait 8 ans qu’on s’aime mon anneau et moi, (enfin le concept, j’en change tous les mois ;)) et pluuuus de règles !
            Pour le coté « oh mais on le sent pas ? » non, enfin sûrement que pour certain(e)s ça fonctionne pas bien, comme tout, mais pour moi c’est une merveille :-)

  10. dariamarx dit :

    Le sterilet en cuivre de maman, c’est ca qui m’apporte les meilleurs résultats. Je n’ai rien senti à la pause. Incroyable. J’ai eu 3 premiers mois douloureux, et puis plus rien. Juste un cycle un peu modifié, 28 au lieu de 32/33. Cette solution me satisfait parfaitement : je ne « bloque pas mes cycles » (je suis une peu hippie à la con des ovaires), je ne prends pas de médicaments, et je peux continuer à cloper (Bouhhhh).

  11. florian dit :

    J’encourage mon entourage à consulter des articles de ce genre ne serait ce que pour avoir un autre son de cloche (aprés chacun pense et fait ce qu’il veut). Cependant je m’interroge toujours en voyant revenir comme seul source Martin Winckler (pour ce type d’article sur la contraception), non pas que je mette en doute son sérieux, mais ma culture scientifique fait que j’ai tendance à vouloir croiser des sources et a ne pas prendre pour argent comptant tous ce que je lit. Hors tous les article de ce style (chez vous comme ailleurs) pointe sur ce Médecin sans que je ne trouve beaucoup d’autre source. Vous disiez vous documentez sérieusement c’est pourquoi j’aurais voulut savoir quels sont vos autres sources et si vous pouviez également les faire apparaitre.
    C’est mon premier commentaire bien que je sois un lecteur assidu depuis longtemps, c’est pourquoi j’en profite également pour vous remerciez de tous ce site/blog que je trouve très intéressant.

    • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

      Merci beaucoup :)

      Alors, en ce qui concerne Martin Winckler, il est souvent cité comme source parce qu’il offre l’avantage de présenter une synthèse aisément compréhensible pour les profanes, qu’il regroupe en terme de contraception la position la plus moderne et avancée, et qu’il est très pédagogue.

      Ceci dit, pour nous qui écrivons des articles, nous croisons forcément les sources :) Mais là, pour cet article précisément, qui visait à décrire l’existence possible d’un choix sur la base d’une prise d’hormones en continu, Martin Winckler semblait la source la plus logique. :)

      Ceci dit, les sources sérieuses et scientifiques qui évoqueraient un danger médical immédiat à supprimer les règles n’existent pas vraiment… Puisqu’il n’y a pas danger immédiat à supprimer les règles par une prise d’hormones : Gregory Pincus lui-même l’avait envisagé, et c’est uniquement pour ne pas aggraver le « choc » social de la contraception par la suppression des règles, et pour calmer l’Eglise et les femmes, elles-mêmes choquées par le fait que la pilule supposait de ne plus saigner, qu’il a renoncé à la prise en continu :) Et le corps médical non arriéré est aujourd’hui unanime sur la question :)

      Attention à ne pas confondre la question de la suppression des règles (sans danger) avec la question de la prise d’hormones au long cours (controversée) : les deux sont liées dans les faits, certes, mais là je parle simplement du fait de supprimer les règles.

      En revanche, les sources scientifiques concernant les dangers potentiels d’une prise d’hormones sur le long terme sont nombreuses… Et toutes contradictoires : comme l’article ne portait pas sur les risques liés à la prise d’hormones à long terme mais uniquement sur la possibilité de supprimer ses règles, il n’y avait pas d’utilité à les insérer.

      Si j’avais « mélangé » les deux sujets, mon article aurait été bordélique en fait…

      Mais soyez assuré que si je me lançais dans un article portant précisément sur la prise d’hormones et ses effets sur la santé à long terme, je sourcerais à charge ET à décharge. :) Parce que là, on partirait carrément dans la possible contestation de la pilule en tant que médicament possiblement nuisible.

      Et ça, c’est un autre débat…

      • florian dit :

        Merci pour ces précisions. Et pour ma part étant un homme je n’ai pas de choix a faire, mais la question m’intéresse.

      • Gwel dit :

        Tu fais bien de repréciser, c’est vrai que c’est la conclusion à laquelle j’en suis arrivée en lisant l’article puis les commentaires. Si tu veux faire un article comme ça je suis preneuse !!

        Moi j’ai jamais eu de règles régulières, très espacées (un pur bonheur) et si j’ai pris la pilule (parfois distraitement) pendant deux ans au début de ma vie sexuelle, j’ai été ravie d’arrêter et de retrouver mes cycles-à-la-con… du moins jusqu’à ce que j’envisage de faire un enfant, parce que là ça a été le bordel !

        Récemment, le temps commençant à passer depuis l’accouchement (mon aînée atteignait les 1 an et demi) et vu le temps que j’ai mis à avoir la première, l’envie de commencer à tenter d’espérer réussir à avoir un deuxième avant la ménopause s’est fait sentir. J’en ai parlé avec ma gynéco, qui, se rendant compte que la grossesse n’avait pas (durablement) remis mes cycles dans la droite ligne, a voulu me mettre sous duphaston pour déclencher des règles régulières. Des fausses règles, mais quand même, « c’est mieux parce que là ce n’est pas bon d’être en hyperoestrogénie » (je ne suis pas sure du terme, ça fait plus de 6 mois)…
        Donc elle me donnait des hormones, pour arrêter l’effet prolongé d’une « mise sous hormone » naturelle… Mouais, j’étais moyennement convaincue (j’aime pas prendre des hormones, j’étais « sous » préservatifs)… et en plus je me suis dit que si une de mes rares ovulations tombait pendant ces fausses règles, tout oeuf par miracle fécondé aurait bien du mal à se nicher (elle me disait que non, mais j’avais un gros doute).

        Du coup je n’ai rien pris, enfin j’ai procrastiné, et poupouf je suis tombée enceinte par surprise un mois après… Les surprises de la Nature (qui est un peu dans ma culture ;-) ) ! C’était trop tôt mais je ne vais pas me plaindre.

        J’ai pris des tas d’hormones pour tomber enceinte la première fois et pourtant je suis globalement réticente à la prise d’hormones en continu, ça me paraît pas naturel… et pourtant je déteeeeeeste avoir mes règles !

        Bon ben c’est décidé, je vais être enceinte tout le temps ;-)

      • Gwel dit :

        En fait, je voudrais ne pas avoir mes règles sans prendre d’hormones, s’il vous plaît, Pèrenoyelle…

  12. Vi dit :

    Ton article tombe à point nommé… J’étais justement en train de me dire que j’en avais plus que marre de souffrir pour des règles, artificielles qui plus est, et que je pensais sérieusement discuter de cette option lors de mon prochain rdv avec ma gynéco… (comme je fais régulièrement des kystes fonctionnels, je ne me sens pas de simplement enchaîner mes plaquettes de 21 jours sans lui en parler d’abord…)

  13. Ludivyne dit :

    Personnellement, dès que j’ai su qu’il était possible de ne plus avoir mes règles sous contraception, je ne me suis pas posé de question: pilule en continu, sautage des comprimés placebo et roulez jeunesse. J’ai enchainé avec l’implant (faignante que je suis pas capable de prendre un comprimé par jour), et ma seule crainte était de faire partie de celles qui sont réglées quand même
    Non pas que mes règles soient particulièrement douloureuses ou abondantes, non, je sais que je vais être réglée parce que c’est bientôt l’heure (hors pilule). Sous pilule c’était parce que ça faisait 2 jours de comprimé placebo
    Et dans ma vie sexuelle ça me dérangeait beaucoup, 5 jours avec une libido à zéro, merci bien, donc plus de règles = plus de jours pour faire la fête.
    Actuellement ça fait 5 ans, et j e m’en porte très bien
    Mais je suis une femme jeune en bonne santé avec une contraception adaptée, il est vrai que tout n’est pas possible chez tout le monde, mais si un contraceptif est dangereux pour un personne donnée prise en continu alors très logiquement ce n’est pas 7 jours (ou 4) de pause qui y changera quoi que ce soit, la question là n’est pas tant la prise en continu ou pas que le type de contraceptif utilisé

    Néanmoins je comprend l’argument du fonctionnement « naturel » du corps, dans le sens où je pense parfois au moment où nous souhaiterons un enfant, à savoir est-ce que je voudrais que ça prenne au plus vite pour ne pas avoir à supporter mes règles où est-ce que je voudrais pouvoir prendre le temps d’observer mon corps fonctionner à nouveau (et de tester la cup, aussi).
    Une espèce de nostalgie un peu schizophrénique.
    Le même type de question se pose sur l’après bébé, à savoir est-ce qu’on opte pour une stérilisation sachant que le risque de grossesse sera parfaitement nul mais le cycle non contrôlé ou est-ce qu’on opte pour une contraception au long court?
    Juste pour le « plaisir » de fonctionner librement, même si je sais pertinemment qu’en mois de 2 mois ça me gonflerait

    • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

      Commentaire très intéressant à mon sens, parce que pondéré, et raisonné, vraiment merci. Et je relève cette phrase précisément : « Mais je suis une femme jeune en bonne santé avec une contraception adaptée, il est vrai que tout n’est pas possible chez tout le monde, mais si un contraceptif est dangereux pour un personne donnée prise en continu alors très logiquement ce n’est pas 7 jours (ou 4) de pause qui y changera quoi que ce soit, la question là n’est pas tant la prise en continu ou pas que le type de contraceptif utilisé ».

      Ca, c’est frappé au coin du bon sens, je trouve.
      :)

  14. Cevn dit :

    Je fais partie des 18% de chanceuses qui n’ont plus de règles avec l’implant contraceptif. Et je dis « chanceuses » car même si je n’avais pas choisi l’implant pour cette raison en particulier (je m’attendais plutôt au spotting incessant) j’ai été ravie de découvrir cet « effet secondaire » : plus de sautes d’humeur, de maux de ventre abominables, de soirées passées à gratter ses culottes sanginolentes dans le lavabo, de changement de tampon acrobatique dans les chiottes de la fac, etc.
    Même après plus de 2 ans sans règles, j’ai toujours un petit moment de gratitude quand je passe devant le rayon des serviettes hygiéniques au supermarché :P

    Et quand, lors de soirées entre filles, j’annonce joyeusement que je n’ai plus de règles depuis 2 ans, la réaction de l’auditoire n’est que très rarement à l’image de ma béatitude : « T’es sûre que c’est pas dangereux ? », « Moi je trouve pas ça très naturel. », etc.
    Mais pour rien au monde je ne reviendrais en arrière. Je ne ressens pas cet effet comme une privation mais comme une libération – et comme Marie-Gaëlle j’éviterai l’angle socio-moralo-culturel (même si on pourrait dire – oh Dieu ! – bien des choses en somme. :P ) et il ne s’agit là que de mon ressenti brut.

    • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

      Ouais, c’est un sacré confort, vraiment ! Et j’ai droit aux même remarques sceptiques sur le côté dangereux et pas naturel. On m’a même dit « moi je ne me sentirais plus vraiment femme sans mes règles » (une femme sous pilule, lol). Ceci dit, je ne me moque pas du ressenti hein, juste du fait que comme elle était sous pilule, ce n’était pas des vraies règles : mais y a pas eu moyen de le lui faire admettre, et j’ai pas trop insisté, parce que chacune est libre de vouloir gérer son corps comme elle l’entend, en harmonie avec ses envies et ses convictions. Du coup, respect pour toutes :)

      • Cevn dit :

        Voilà, tant qu’on est bien dans son slip, peu importe pourquoi en fait (surtout quand ça touche aux concepts de la féminité ou la définition de ce qui est « naturel », vâââstes sujets).

        Tout ce que je sais, c’est que ma foune est en vacances et comme elle appartient à une feignasse, c’est l’idéal.

        Sinon je viens de me rendre compte que j’ai tourneboulé votre prénom, pardon :(
        Ça m’apprendra à commenter sur des blogs avec 2h de sommeil dans les dents ^^

  15. Clmnc dit :

    Dis-moi Gaëlle-Marie, tu oublies souvent le Nuvaring dans tes articles évoquant la contraception… Tu n’aurais pas un blocage, par hasard ? :-D
    Non sérieusement, je suis étonnée que tu ne parles pas davantage de cet anneau qui a changé ma vie, permet d’avoir une contraception sans hormones qui passent par le foie et les reins, (comme une autre commentatrice l’a dit au-dessus, je suis moi aussi instinctivement peu rassurée par l’idée de prendre une pilule tous les jours pendant des années, peux pas m’empêcher de penser que c’est un peu nocif), pollue moins les rivières et donne des règles de deux jours qui font pas mal et nécessitent des tampons tout petits… D’autant que, comme mentionné au-dessus, on peut aussi les enchaîner…

    Blague à part, merci pour tous tes articles, je te bénis à chaque fois que je te lis. Enfin quelqu’un qui exprime avec de beaux arguments ce que je pense confusément tout bas !

    • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

      Tu vas rire, et tu vas pouvoir me charrier là-dessus… J’en ai une boîte au frigo :) Je ne l’ai pas encore testé, et j’ai eu un mal de chien à l’obtenir : ma pharmacie ne l’avait pas en stock, ils ont du le commander etc, bref c’était un vrai merdier. Donc je pense que je vais le tenter à la fin de ma plaquette de Cérazette, et je te promets de faire un article « Vécu pour vous » :)

      MAIS plus sérieusement, je fais un gros et sincère MEA CULPA, c’est vrai que je ne l’ai pas mentionné auparavant… Le truc, c’est que je n’ai pas encore fait d’article sur la contraception en général : j’ai traité la pilule, les règles, j’ai également parlé de Ella One, mais je devrais vraiment me pencher sur un article purement descriptif, et faire une synthèse de tous les contraceptifs : hormonaux, mécaniques, etc. Ca ne me semblait pas nécessaire car il le site choisirsacontraception.com qui fait vraiment bienl e tour de la question.

      Alors promis, je note le sujet quand même, ça pourrait être sympa de faire ça avec présentation de chaque mode de contraception, fonctionnement, avantages et inconvénient objectifs, et des témoignages, par exemple un positif et un négatif pour chaque solution :)

      Merci à toi !

      • Clmnc dit :

        Merci pour ta réponse!
        C’est vrai que le Nuvaring peut être pénible à trouver et surtout que les prix varient énormément : de 36 à 58 euros la boîte de trois !!!! (oui oui, testé en vrai pour vous)
        Lorsque j’habitais à Dijon, la pharmacie en face de chez moi le faisait à 36 euros les trois, et à Paris je n’ai encore jamais trouvé de prix aussi bas même si j’ai fait le tour de toutes les pharmacies de mon quartier (je demande le prix avant et je me barre sans le prendre si c’est vraiment trop cher)…

        Et attention, grosse blague, le nuvaring n’est pas pris en charge par ma mutuelle malgré l’option « contraception » que j’avais prise (dans une lettre charmante que j’hésite à te faire suivre, ils m’avaient expliqué pour calmer mon mécontentement que ben oui, contraception = pilule, ahahah).

        Malgré tous ces désagréments, j’en suis vraiment ravie : facile à mettre, indolore, contraception diffusée en local (toujours ma peur des hormones qui passent par tout le corps) et petites règles qui passent quasiment inaperçues. Bref je fais du prosélytisme mais j’adore ce truc :-)

        À bientôt et merci !

        • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

          Et tu sais que tu peux aussi enchaîner le Nuvaring sans interruption, si tu veux… Tu peux le garder jusqu’à 4 semaines, et mettre tout de suite le suivant :) (A toutes fins utiles…)

        • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

          Et le coup de la mutuelle, mais sérieux, au secours quoi ! ;)

          (La question du prix et du remboursement des contraceptifs, ça fait aussi grincer des dents…)

          • Marilyn dit :

            Oui voilà, le Nuvaring c’est bien joli, mais le prix et l’absence de remboursement sont prohibitifs… C’est quand même con de devoir se restreindre sur la contraception de la même manière que sur la bouffe quand on est étudiante. Le jour où on aura des réducs sur la santé plutot que sur les loisirs, j’aimerai notre politique sociale jeunesse…

            • Insaisissable dit :

              Moi, je suis une fan de l’anneau ! Je partage les frais avec mon mec. Nous sommes 2 à en profiter après tout.

        • ducky dit :

          A paris on trouve la boite de 3 anneaux a 32 euros, dans une pharmacie petit prix en sortant de la gare st lazard ^^

    • Gee dit :

      Je suis une lectrice non commentatrice habituellement mais je me permets de réagir: l’anneau contraceptif n’est pas une contraception locale: comme la pilule, les hormones, qui passent dans ce cas par la muqueuse cervicale, finissent dans le sang, et vont donc forcément être métabolisées par le foie, et éliminées dans les urines (et sur les petits poissons). Le seul avantage étant le dosage moindre que la pilule et le fait de ne pas devoir y penser tous les jours! A part ça, le principe est le même. Mais si tu as trouvé LA contraception qui te convient, tant mieux, pour ma part je cherche encore :( (nausées++ sous pilule…)

      • M'dame Jo dit :

        Bonne chance pour trouver ta contraception idéale. J’ai aussi arrêté la pilule à cause de nausées terribles, je compatis. J’en suis au Mirena et pour le moment, tout va bien, bien que je sois encore dans la période d’acclimatation. Le taux résiduel d’hormones dans le sang est minime et surtout, il n’y a pas d’oestrogènes (je ne suis pas sûre, mais il me semble que c’est le pire pour les petits poissons et le fécondités de nos hommes, non?)

  16. pasdebol dit :

    Tout d’abord Merci pour ce post !

    je cite :
    «  »« Un toubib qui se donne la peine de chercher avec nous LA solution adaptée », je pense que c’est la clé. Il n’y en a pas, ou tellement peu… Il y a ceux qui t’engueulent comme une fille de 5 ans parce que tu oublies ta pilule – que tu prends depuis 12 ans – mais ne cherchent pas à te proposer autre chose. Si tu mentionnes l’idée, on te dit que c’est pour ton bien, l’implant on ne connaît pas les effets et puis le stérilet c’est pas pour les nullipares. » »

    Moi ma gyné (une femme et pas plus de compréhension sur le sujet pourtant) a mis 10 bonnes années a diagnostiquer mon endométriose et pendant ce temps prise de pilules aggravant le problème. Depuis mon opération elle me fait tout essayer, rien ne fonctionne même sous MIRENA j’ai toujours mes règles et ce qui me **** c’est qu’en presque 20 ans JAMAIS elle ne m’a proposé qq chose contre la douleur ! parce que oui le problème c’est l’endométriose mais toute de même moi ce qui me gêne le plus c’est la douleur ! Alors oui j’ai essayé de changer de crèmerie mais j’ai pas trouvé mieux qu’elle ! pour dire !
    Et pour l’anecdote même quand le diagnostique a été posé, les traitements-contraceptifs qu’on m’a proposé étaient avec période de « règles » ! A croire que même si ça rend malade faut pas s’en passer!
    Si ça me clouait pas au lit 3 jours de douleurs, presque ça me ferait rire !

    • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

      Rude à supporter, tout ça… En ce qui concerne la douleur chronique en tant que telle, elle peut faire l’objet d’une « consultation douleur » en centre anti-douleur, y avez-vous déjà pensé ?

  17. Elenore Song dit :

    Merci pour cette mise au point utile et claire !
    Cependant je suis malgré tout d’accord avec GouineMum et Papaye au sujet de la libido, pour la pilule. Mais alors, carrément d’accord.

    Autre chose : quand on est « nullipare » comme on dit (quel joli mot !), on a peu de choix : le Mirena n’est pas accessible aux nullipares, car trop gros (il paraîtrait qu’une version « short » se prépare… tu as des infos là-dessus ?). Donc forcément, hormones, avec le risque (pour certaines) de mal les supporter / de ne plus avoir de libido / d’oublier sa pilule (même prise en continu), du moins si on veut ne pas avoir de règles.
    Et au sujet de l’anneau vaginal : il n’est pas remboursé par la sécu, et coûte cher (environ 30 euros par mois je crois).

    • Elenore Song dit :

      Mea culpa : Clmnc avait déjà parlé de l’anneau et de son prix !

    • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

      Alors le stérilet n’est nullement contre-indiqué pour les nullipares… Y compris le Mirena :) Dans la troisième édition de son livre « Contraceptions », Martin Winckler affirme que le Mirena peut tout à fait être posé aux nullipares : il recommande un bon antalgique avant la pose, et éventuellement un médicament pour dilater un peu le col : et la pose peut se faire sans douleur et sans expulsion. ( http://martinwinckler.com/imprimer.php3?id_article=857 )

      • Elenore Song dit :

        Ah merci ! j’étais persuadée qu’il était trop grand…
        Maintenant, trouver un gynécologue motivé : pas de la tarte ! :)

        • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

          Non, en effet, il y en a encore qui sont réticents, et les plus réfractaires au stérilet pour les nullipares assènent des arguments qui font vraiment peur, usant et abusant de cette « autorité médicale » un peu intimidante parfois.

          Mais ça se trouve. Bon courage ! :) Pour te donner du coeur à l’ouvrage, lis les commentaires sous les « brèves de gynéco » (clique sur le spéculum en haut à gauche de la page d’accueil). Ne t’embête même pas à lire l’article, tu le survoles juste en diagonale, mais les commentaires, je te jure, ils sont énormes. Après ça, non seulement tu ne te laisses plus jamais dicter ta conduite par un gynéco (et tu n’encaisses plus ses remarques à la con), mais en plus tu savoures pleinement ton bonheur quand tu en trouves un chouette ;)

    • aelle dit :

      Temoignage de nullipare mit Mirena: on morfle mais ca passe! Je me le suis fait poser au planning familial ou on m’a soutenu dans mon choix.

  18. Kahlan dit :

    Dites, je suis un peu intriguée par votre anneau et ai dégotté un mode d’emploi là : http://goo.gl/brBTf mais ce qui me pose problème, l’introduire, OK, je vois, encore que personnellement j’aime bien les applicateurs pour les tampons, mais bon, je devrais pouvoir faire. Par contre pour le retirer, je me demande, ça doit pas être évident de retrouver le truc, de trouver l’angle pour le choper… bref, ça ne m’inspire pas des masses….

    • Ludivyne dit :

      A enlever c’est bête comme chou, tu mets le doigt tu crochète et tu tires
      C’est vraiment bête comme tout (à mon époque tentative de nuvaring, le monsieur ne supportant psychologiquement l’anneau il me fallait l’enlever et le remettre, comme quoi c’est aussi une question de couple la contraception)

    • Clmnc dit :

      Effectivement c’est très facile à enlever! Debout, assise ou allongée, suffit juste de mettre à doigt et de l’attraper, vraiment archi simple.

  19. funambuline dit :

    @ Kahlan : je me posais la même question, et bien c’est hyper facile à enlever, vraiment, hyper facile…

  20. Lazuli66 dit :

    Mais pourquoi, pourquoi, malgré de nombreux déménagements donc de nombreux changements de gynéco, aucune d’elles ne m’a jamais proposé de ne plus avoir de règles alors que jusqu’à 40,ans c’était chaque mois cinq jours de douleurs abominables avec prise frénétique d’anti-douleur divers et variés pour tenir debout jusqu’au soir en priant pour que mon boulot, globalement assez physique, ne soit pas trop dur ces jours là, et des nuits à me tordre de douleur dans mon lit ???

    Depuis que j’ai dépassé la quarantaine les douleurs et l’abondance se sont bien calmées, mais je vais quand même en causer à ma gynéco à la prochaine visite de contrôle !

    • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

      Alors à vue de nez, deux options possibles :
      - Soit votre gynéco est « moderne » et ouverte d’esprit, sans préjugés moraux/sociaux et bien au fait des avancées des connaissances médicales, et elle étudiera avec vous l’éventuelle opportunité de supprimer vos règles via une prise de pilule ou stérilet, anneau etc, en tenant compte de vos antécédents médicaux et des possibles contre-indications
      - Soit elle se conduira comme la gynéco d’une lectrice qui a eu la même démarche (elle a enchaîné deux plaquettes de pilule et a eu des spottings), et à qui la gynéco a répondu vertement qu’il ne fallait pas croire toutes les conneries lues sur internet :) La lectrice est ensuite revenue m’incendier la tronche ici, dans les commentaires, me disant qu’elle avait eu bien tort et qu’elle engageait les autres lectrices à se méfier, m’accusant quasiment de vouloir avec mes articles remplacer les consultations médicales : j’en aurais ri si elle n’avait pas également transmis les indigentes explications de sa gynéco (un ramassis de bêtises, je les ai fait lire à des médecins…), ses infos erronées et son comportement vraiment naze (en fait, c’est elle que je cite dans l’article d’aujourd’hui, cette gynéco qui a laissé sa patiente sans contraception en attendant que « tout se remette en place », lui affirmant qu’elle avait « trop d’oestrogènes dans le sang »). Du coup, je n’avais plus du tout envie de rire parce que le corps médical, parfois, il fait peur quand même… Et la détresse de cette femme, ainsi que sa colère, m’ont vraiment donné envie de secouer sa gynéco :)

      Par prudence, et même si votre gynéco est gentille et compréhensive, peut-être vaudrait-il mieux ne pas lui dire « y a une journaleuse, sur le web, elle dit que… », mais lui expliquer que vos règles sont vraiment dures à supporter, lui dire que vous voulez vous en passer via une pilule, ou un Mirena, ou encore le Nuvaring en enchaînement continu, voir ce qu’elle répond, et si elle se montre réticente, lui parler de la position de Martin Winckler et de la plupart des médecins modernes. Après, bien sûr, il convient de tenir compte de votre état de santé, de contre-indications éventuelles etc :)

      L’idée, c’est de ne pas la braquer : certains médecins détestent quand les patientes arrivent avec du « j’ai lu sur internet que… ». Ils ne font pas la différence entre un boulot documenté et les forums qui pullulent (forum médicaux = le pire et le meilleur, joyeusement mélangés, de précieux avis et témoignages côtoyant des énormités à faire frémir d’horreur, quand on pense que des gens prennent vraiment ça au pied de la lettre).

      Mais je vous souhaite de trouver en elle une interlocutrice à l’écoute et compréhensive, et je vous souhaite surtout de trouver l’apaisement, et de ne plus avoir mal :)

      • titinesf dit :

        Je suis sage femme et je suis ravie de vous lire
        Toutes les infos que vous donnez sont excellentes
        .
        Oui Nuvaring est une contraception géniale mais hormonale. Bien sûre passe dans la circulation par la perméabilité de la muqueuse vaginale. Très facile à enlever mais les homme sont bine du mal a expliquer comment tu le mets, eux qui comprennent si mal le corps des femmes !!
        J’ai hâte de lire le nouveau livre sur le Point G version scientifique de la connaissance du clitoris et de ses mystères : Odile Bisson ( a travaillé avec Foldes)
        On peut prendre une pilule en continue ( toutes les sages femmes le font depuis 20 ans , si elles sont pas bornées !) mais on parvient pas à contrer l’opinion empreinte d’éducation judéo chrétienne et d’a priori !
        Les gynécos parlent plus souvent avec leur pouvoir, qu’avec le savoir scientifique. Depuis deux ans on forme les sages femmes : Pose de MIRENA à toutes les femmes ( même nullipares). Attention c’est vrai que l’association Tabac et pilule , ou risques familiaux thrombose (phlébite) contre indique les pilules fortement dosées mais les progestatives sont possibles ( voir avec un médecins pour ces cas).
        L’histoire des règles c’est une partie de l’HISTOIRE du féminin dont on ne peut se défaire.
        Contraception et culpabilisation vont ensemble ! Ainsi tabous sur le sexe féminin, tabous sur la pilule, tabous encore plus oser mettre un doigt dans le vagin pour mettre un tampon ou un Nuvaring.
        Certaines femmes ne peuvent pas se toucher le sexe ou se masser le périnée, beaucoup trop inconvenant !
        On ne peut imaginer le décalage entre le net et la réalité !
        Je serais d’avis de faire une lettre recommandée à la mutuelle qui refuse remboursement Nuvaring et d’aller loin 50 million de consommateurs pour publicité mensongère : contraception = tout si c’est écrit c’est fini ils sont obligés de rembourser !!!
        Il faut faire changer les choses en se mobilisant, pour la gratuité pour les jeunes et le remboursement pour les autres par les mutuelles.
        J’aime l’idée du COUT partagé avec le partenaire !
        On parle peu aussi de la contraception d’urgence, et il y a bien trop d’IVG , chez des adultes (on pense toujours IVG et mineures écervelées !) pas du tout cela touche tout le monde et pour cela Nuvaring pas d’oubli sauf l’enlever au bout de trois semaines si TU TIENS VRAIMENT A SAIGNER ( Faut ça saigne !!!), ou au but de quatre et tu remets le suivant !
        Pour Mirena en formation on nous a beaucoup breaffé sur l’absence de règles à accepter par la patiente , infos précises à donner ( parfois spotting) et de plus enplus de pilule sont continuent comme vous le disiez, pour éviter les oublis.
        En tout cas travail super et FAITES CONNAITRE LA NOUVELLE FONCTION DES SAGES FEMMES
        UN GLISSEMENT DES TACHES MEDICALES VERS NOTRE PROFESSION
        QUI NOUS CONVIENT ET SEMBLE BIEN SATISFAIRE LES FEMMES.

  21. Peace_Tache dit :

    Je ne les ai plus depuis 6 mois, grâce à des recherche internet et d’un ras le bol envers mon ancienne pillule qui m’avait fait prendre… 7 KILOS.

    Mais bon, j’ai des saignements à répétition en ce moment, et suite à une mauvaise expérience, j’ai peur de retourner chez le gynéco… Donc bah… on va attendre que ça passe ?

    Bref, c’est cool, mais bon.

    • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

      Je me permets un conseil : ne pas abandonner l’idée de trouver un bon gynéco. Et y retourner :) Une mauvaise expérience ne doit pas te détourner d’un suivi gynécologique somme toute nécessaire :)

      Courage !

      • Peace_Tache dit :

        Ca m’angoisse vraiment, et puis le sujet n’est pas super abordable avec ma mère, il y a une grande gène autour de tous ces sujets.
        En plus de ça, tous les gynécos de ma ville ne prennent plus personne, et il faut que je fasse 25min de RER pour en trouver un, cher, et pas agréable.
        Mais en effet, je désespère pas.

        • Cevn dit :

          Bon je vais peut-être dire une grosse bêtise mais si tous les gynécos du coin sont des abrutis/surbookés, tu peux essayer du côté des généralistes ?

          • awa dit :

            Oui pour les généralistes. Le plus simple est d’appeler le planning familial près de chez toi, ils peuvent te prendre en consultation ou t’indiquer les médecins avec qui ils travaillent.

  22. OBE dit :

    Merci pour cet article! Dans le même esprit, deux médecins avaient déjà abordé cette question sur la toile (à ma connaissance) : chez Marie (au Canada) : http://murbella.wordpress.com/2009/11/25/la-pilule-en-continu-les-reponses/ et Thétis la gynéco, mais seulement dans les commentaires d’un de ses articles : http://thetislagyneco.canalblog.com/archives/2009/03/15/12790295.html#comments (malheureusement elle n’écrit plus depuis un moment).

    • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

      Aaaaah, Thétis, elle était géniale, je la lisais et je regrette également qu’elle n’écrive plus :(
      Quant à l’autre site, celui de Murbella, il est vraiment super, je ne le connaissais pas. J’ai adoré son billet, il est très drôle en plus :)

      Merci !

  23. Mab dit :

    Merci beaucoup pour cet article ! (j’ai envie de l’envoyer à ma mère tiens oo)

    Je suis tout à fait d’accord avec le citation de Winckler : tout ça, c’est encore une affaire de choix. Et dans ce cas précis, j’ajouterais également d’une tolérance de l’organisme.

    Y a celles qui tolèrent super bien (genre, moi), et celles que ça rend malades. Bon ben voilà, fichez la paix à celles qui prennent la pilule en continue (ou même « normalement »), et laissez les autres prendre autre chose, et les vaches seront bien gardées.

    Moi j’arrête ma pilule 4 fois par an (un genre de vidange même si ça sert à rien lol), j’ai réduit mes déchets parce que j’utilise plus de serviettes et envisage de passer à la cup, mes analyses sont parfaites, et puis si ça plaît pas à ma mère/ma psy/mes copines/la boulangère, ranafoutre, c’est mon corps, c’est moi qui décide. (surtout que c’est lorsque je l’arrête, la pilule, que je suis malade !)

    Donc voilà :) Après oui, si un jour je suis à nouveau en couple, peut-être que je réfléchirais à un autre moyen de contraception, mais bon, y a le temps encore ;P

  24. aelle dit :

    Merci pour ce rappel indispensable.

    Pour tempérer tes propos sur le Mirena, il revient un peu comme l’implant a jouer a la lotterie des regles (j’ignore les proportions d’utilisatrices dans chaque situation par contre). Je porte un Mirena depuis 2 ans et mes regles sont toujours la. Les saignements sont tres reduits (ce qui est cool pour moi qui avait une petite tendance a l’anemie) mais les crampes et le syndrome pre menstruel n’ont meme pas fait mine de bouger.

    Sinon je voulais partager avec toi et tes lecteurs cet essai de Malcolm Gladwell fascinant (c’est en Anglais, je pense qu’une traduction francaise a ete publiee en presse ecrite): [url=http://www.gladwell.com/2000/2000_03_10_a_rock.html] John Rock’s Error – What the co-inventor of the Pill didn’t know about menstruation can endanger women’s health.[url] http://www.gladwell.com/2000/2000_03_10_a_rock.html
    Il met en evidence deux choses: que dans l’histoire de l’humanite, c’est avoir ses regles 12 fois pas an pendant 30 ans a l’exception de 2-3 grossesses qui est l’anomalie ; et que les fausses regles sous pilule etaient a l’origine une concession faite au Pape, entre autres raisons sans base scientifique!

    • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

      Merci beaucoup pour ce lien :)

    • M'dame Jo dit :

      D’après mon gynéco, environ la moitié de ses patientes sous mirena ont vu leurs règles complètement disparaître après 6 mois. Je ne suis pas encore aux 6 mois, mais j’espère que je ferai partie de la « bonne » moitié…

  25. luna dit :

    Vite fait en passant sur Nuvaring : c’est la dernière contraception hormonale que j’ai utilisé (moi non plus j’aime pas trop l’idée de faire passer tous ces trucs par le foie et les reins), et c’était vraiment super pendant quelques mois, j’avais trouvé une pharmacie qui le vendait quasi à prix coûtant, plus de stress « ai-je pris ma pilule » / « oups j’ai vomi ma pilule » (ben quoi, ça vous est jamais arrivé un soir trop alcoolisé ?), aucun effet type seins qui tirent / bouton / prise de poids… J’en étais vraiment contente, mais finalement un inconfort est survenu et j’ai arrêté : sans entrer dans les détails, j’ai commencé (au bout de 9 mois) à avoir des pertes abondantes et… odorantes, et à la première sensation de démangeaison j’ai viré le truc et filé chez ma gynéco. Rien de grave, sauf que mon corps n’avait plus envie de ce petit anneau en lui. Les symptômes se sont arrêtés, et j’en suis revenu aux bonnes vieilles capotes (pas moyen d’utiliser un stérilet, j’ai un utérus bifide, pas d’chance…). L’avantage, c’est que j’ai une double bonne raison d’imposer le port de la capote :-)

  26. Prose dit :

    Je savais que certaines contraceptions pouvaient réduire l’abondance et/ou la durée des règles, mais je pensais que la suppression totale était un cas relativement rare, un bienheureux hasard qu’on ne pouvait pas rechercher d’emblée.
    Je trouve aberrant que nous, en tant que femmes – et premières concernées – nous ayons si peu d’informations sur ce sujet et sur d’autres, liés à nos sexualités (HPV, IVG, santé gynécologique des femmes lesbiennes et bisexuelles…). Souvent on est exposée à des données tronquées, orientées, voire fausses. Il est impossible de prendre les choses en main si on ne se renseigne pas activement, si on ne prend pas la peine de persévérer jusqu’à tomber sur LE gynéco qui nous convient. Je comprends, dans ces conditions, que certaines femmes renoncent, passent à côté des solutions adaptées à leur cas par ignorance, lassitude, ou pour ne pas contrarier « l’autorité médicale ». On ne nous facilite pas la tâche…
    Pour ma part, je n’ai jamais rencontré de gynéco, ce qui ne me parait pas (encore) dramatique vu ma situation (20 ans, pas de vie sexuelle trépidante). J’appréhende pas mal, surtout en raison de mon orientation sexuelle (faut voir les conneries homo/biphobes que certains médecins peuvent sortir… quand ils ne sont pas tout simplement ignorants sur les besoins et les risques que rencontrent les femmes homos et bis).
    J’ai un peu dérivé du sujet, alors je crois que je vais m’arrêter là. Merci pour tes articles. Ils me changent des niaiseries/bêtises/torchons qui pullulent ailleurs :)

    • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

      Merci à toi, pour ce commentaire édifiant : tu exprimes très bien ce paradoxe entre prétendue libération sexuelle et relative désinformation des femmes, concernant le fonctionnement de leur corps et leur sexualité, les options dont elles disposent, etc.

      J’espère que tu trouveras le ou la gynéco qui te convient :)

  27. Pitchoune dit :

    Comme d’autres, premier com d’une lectrice assidue… Keep up the good work ;)

    Pour ma part j’ai mon DIU cuivre qui n’attend que d’être posé (pour info, je suis nullipare, j’étais un peu stressée à l’idée de devoir m’en justifier après ce que j’avais lu sur le sujet, mais c’est passé comme une lettre à la poste à la « planification des naissances » d’un hosto de ma ville, encore heureux finalement).

    J’ai arrêté la pilule pour différentes joyeusetés qu’elle peut nous apporter, la pire étant le manque de libido, donc je n’y retournerai pas. Et donc pour les filles comme moi, ben pas de solution pour ne plus avoir de règles, c’est triste! :(

    Enfin, on peut pas tout avoir, hein?… (C’est surtout ça qui est triste en fait)

  28. RMAZ dit :

    Et comment on fait quand le gynéco prescris uniquement la quantité nécessaire pour 21 jours et pas un de plus ?

    • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

      21 jours ? Nan mais il est pas bien, lui ? Tu veux dire que tous les 21 jours il s’arrange pour encaisser une consult ? Mais la pilule, ça se vend par boîte de 3 plaquettes en général…

      De toute façon, on a le droit de se faire prescrire sur des durées plus longues (regarde, juste en dessous, j’ai répondu à la question sur la durée) :)

  29. moui dit :

    Si tu as pas de souci annexe qui demande une surveillance, tu vas chez le généraliste et tu lui demandes un prescription plus longue. J’ai fait ça pfiou….plein de fois.
    On peut faire ça, Gaelle Marie?

    • M'dame Jo dit :

      En Suisse, les gynécos font généralement une ordonnance d’un an au lieu de pour 13 emballages, ce qui règle le problème…

    • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

      Oui, je confirme qu’il est parfaitement autorisé de se faire prescrire sa contraception pour un an. La loi le permet, et la sécurité sociale également :)

  30. chrisDeFouRire dit :

    En tant que mec, mon opinion sur le fond n’est guère intéressante…

    Cependant…

    Une femme peut se retrouver en aménorrhée de façon spontanée dans sa vie, et la source est souvent psychologique.
    Je lis ici beaucoup de doutes concernant le côté « naturel » de l’interruption des règles, en dehors de la grossesse…

    En admettant qu’on puisse provoquer ce changement psychologique qui provoquerait une aménorrhée, est-ce que vous vous poseriez les mêmes questions sur la nécessité et le côté « naturel » des règles ?

    Voilà…. Juste deux phrases pour enfoncer le clou : on assume trop souvent ce qui est naturel, ou pas.
    La nature n’avait pas prévu la médecine, ni la vie qu’on mène, malgré son lot de stress, ni plein d’autres choses… La « nature », c’est ce qu’on ne vit pas : une grotte, le froid, et les loups qui hurlent et ont faim :-)

  31. Link dit :

    Bonjours,
    Je suis une étudiante en médecine (4eme année) et je souhaiter préciser quelques points vis à vis des articles « scientifiques » dont font mention certaines lectrices. Nous avons en cours une nouvelle matière qui à été instaurée: la LCA ou lecture critique d’article, afin de nous donner les clés de l’analyse d’une étude médicale (ou autre) pour la formation continue dans notre pratique future.
    Les études/articles vont être classées en niveau de preuve, le maximum étant le niveau un, le minimum le niveau quatre. Hors un niveau de preuve égal à un (fiabilité des résultats et absence de biais) ne se retrouve que dans moins de 1% des études! Un niveau de preuve égale à deux dans moins de 10%! Les « résultats » exprimé dans nombre d’études sont donc vraiment à prendre avec des pincettes car les méthodes utilisées pour arriver aux résultats présentent de nombreux biais et ne permettent pas forcement d’aboutir à un résultat significatif.
    Il est extrêmement difficile et long de réaliser une étude correcte donc attention ce n’est pas parce que l’article est « scientifique » écrit par « un médecin » que les données présentées ne sont pas erronées.
    En espérant que cela apporte quelque chose.
    Une future médecin qui tachera de ne pas être conne avec ses patient(e)s :-)

    • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

      Ca, c’est un commentaire précieux ! C’est vrai qu’il est vraiment difficile, quand on se plonge dans les études, articles scientifiques etc, de faire la part des choses. Surtout dans des domaines en constante évolution.

      Pour cette raison, j’évite en général de partir dans des affirmations catégoriques concernant les domaines sans recul. Par exemple, les questions relatives à la prise d’hormones synthétiques, c’est très touffu en terme de sources, et je pense que ce que j’écrirais se résumerait à faire une liste des « pour » et des « contre », mais que je n’apporterais rien de neuf ni de constructif : ça provoquerait simplement une polémique dans les commentaires, et on ne serait pas plus avancé(e)s à la fin. Je laisse ça aux forums « médicaux » ;)

      Un grand merci pour cette info en tout cas :)

  32. larissa dit :

    Alors je viens de lire l’article et je me pose une question….. Je prend parfois deux plaquettes de pillules d’affilé pour eviter mes regles lorsqu’elles tombent a un moment non…arrangeant! Là je vais pas tarder a finir la deuxieme plaquette et mes regles sont déjà là! C’est la premiere fois qu’elles arrivent avec plus d’une semaine d’avance et surtout alors que je continu la pillule! je pensai enchainer encore mais trop tard elle on débarquées sans que je le demande! ^^
    C’est etrange non? sachant que je suis reglé comme une horloge et que la prise en continue de pillule arrete les regles… (aucun oublis de pillule pendant ces deux mois)

    • awa dit :

      Il m’est arrivé la même chose il y a trois semaines après avoir enchaîné deux anneaux, être un peu crevée et avoir chopé une bonne rhinopharyngite.
      D’après ma très cool gynéco, ça arrive, il faut continuer comme si de rien n’était, aller au bout de la plaquette de pillule, faire l’arrêt normal et reprendre normal. En dix ans de contraception, ça m’est arrivé de temps en temps quand j’enchainai les plaquettes de pillule…
      Mais le mieux en cas de doute reste de téléphoner au gynéco ou à ton généraliste et poser la question!

  33. Cassiopée dit :

    Salut ;-)

    Ce que je retiens de cet article, c’est la peur, la peur de ces femmes américaines de tomber enceinte et cette preuve dont elles ont eu besoin qu’elles ne l’étaient pas!

    Le mythe de l’instinct maternel, de la  » mère-néé » en prend un sacré coup, je suis bien contente de ne pas être la seule, ça me rassure de ne pas être un monstre.

    bisous à tous et MERCI pour cet article!

  34. lester dit :

    hé beh cet article vient de changer ma vie! J’ai 23 ans et on ne m’a JAMAIS proposé l’éventualité d’échapper à mes règles.Alors que j’ai commencé à prendre la pilule à 14 ans parce que : ça durait une semaine, c’était les chutes du niagara, j’avais tellement mal que je m’enfilai des doses pas possibles de médocs anti douleurs, j’étais exténuée, syndrome prémenstruel…entre autre joyeusetés….Si je l’avais su avant, ça ferait des années que je m’emmerderais plus avec ça!Même dans les notices, ils ne suggèrent même pas cette éventualité,t’es obligée de faire un arrêt de 7 jours dans ta gueule quoi.

    Mais là je viens de passer de la pilule aux patchs, c’est possible de les prendre en continu? Pour l’instant je vais voir ce que ça donne, mais je pense de plus en plus à passer au stérilet ou à l’implant (même si la perspective de peut être prendre encore du poids…1m55 pour 62 kg ).

    Ca me fait penser aux brèves de gynéco, il y a quelques années ma gynéco précédente(très compétente par ailleurs) me prescrit ma première pilule justement, je la prends,bam 5kg en un mois.J’avais faim TOUT le temps,du matin au soir, et pas qu’un peu,à vider le placard.Je retourne la voir lui dire que c’est juste pas possible, qu’il faut la changer « ho mais elle ouvre l’appétit modérément,vous n’avez qu’ à vous contrôler! »En gros arrête de te bafrer petite bouboule!Oui sauf qu’en parlant de ça avec mon généraliste, il me dit ‘laquelle de pilule te fait ça?’ je lui dit le nom et là « ha oui c’est normal,elle est connue pour faire ça celle là,je vais t’en prescrire une autre »qui était parfaite pour moi.Pareil quand je lui ai raconté ce que la gynéco m’avait sorti, il a eu un haussement de sourcil genre »non mais vraiment… ». Comme quoi des fois les généralistes sont plus compréhensifs et font mieux leur boulot

  35. Finduilas dit :

    Bonjour,
    Je souhaite raconter mon expérience des contraceptifs. Je suis jeune (24 ans) et j’ai déjà testé plusieurs pilules qui ne m’ont pas convenues : 10 kg pris en l’espace de quelques mois, et surtout des taux de cholestérol important.
    Aujourd’hui je suis sous Nuvaring, et j’adore !
    Pour moi il n’y a presque que des avantages ! Plus d’oubli de pilule (je mettais le réveil, bonjour l’enfer), facile à mettre et à enlever, aucune sensation qu’il soit là ni pour moi ni pour mon homme. De plus les règles ont considérablement diminué en durée et en volume.
    Le bémol : le prix. Mais bon pour le moment je me donne les moyens de me le payer parce que ça me convient.

    Quand aux règles je rejoins le club de celles qui détestent. Malgré tout je ne souhaite pas les supprimer, c’est con je le sais.
    Mon rêve c’est de ne plus les avoir mais sans avoir de traitement, je rejoins ici une autre personne qui l’avait demandé au Papanoyelle :p
    Le jour où j’aurais le courage j’arrêterais tout traitement contraceptif hormonal pour rester « au naturel ».

    Quand aux gynéco, idem que beaucoup de femmes, après avoir été en voir plusieurs différends qui ne me convenaient jamais j’ai fini par trouver une gentille gynéco qui met à l’aise.

    En tout cas merci pour tous vos articles, toujours très pertinents.

  36. Brunoz dit :

    Bonjour,

    ma femme de toute façon ne veut plus prendre la pilule ni quoi que ce soit aux hormones. Le soucis n’est pas les 7 jours de plus mais les 21 premiers déjà. Même si je ne me suis pas documenté la dessus, je ne peux pas lui donner tort, c’est un médicament avec forcément des effets secondaires.

    Perso, je n’aimerais pas prendre une pilule pour mec, donc je ne me vois pas insister.
    Après il faut comparer les effets indésirables à court et long terme du « traitement » avec l’effet indésirable en soi que sont les règles et surtout de la grossesse non désirée.

    Sans aucune documentation et en te faisant confiance je dirai que quitte à la prendre trois semaines sur quatre autant aller jusqu’au bout et prendre en continu : les effets indésirables éventuelles sont sans doute là dès ces trois semaines, ça ne doit pas y changer grand chose.

    à plus
    Bruno

  37. Mightis dit :

    Je cite : « En ce qui concerne la supposée « absence de recul » sur la prise en continu d’une contraception hormonale, c’est une absurdité : cette technique est connue et maîtrisée dans d’autres pays depuis une bonne trentaine d’années, sans aucun effet négatif sur la santé. »

    Sur ce point je suis réellement pas d’accord, les risques ils y en a toujours, on peut toujours se tromper, dans un sens comme dans l’autre (je le sais je suis en parallèle de mon cursus médical des cours de master bio statistiques) alors il est INTERDIT de dire que tel ou tel chose (pour la prise continue des pilules comme pour d’autre choses et surtout pour les produits pharmaceutiques) est sans effet négatif pour la santé, car il est impossible de savoir (qui plus est que sur les pilules, on a peu d’études a disposition, et donc on peut être passé a coté de quelque chose), la seule chose qu’on peut dire c’est que l’on n’a jusqu’à maintenant pas vu d’augmentation significative lors de la prise sans interruption de pilule oestro-progestative des risques de contracter tel ou tel autre cancer ou maladie gynéco, mais même partant de ca on ne peut pas vraiment conclure.

    Bref je veux juste passer ce message d’importance : Rien est anodin jusqu’à preuve du contraire, et des preuves, on en a jamais, au mieux on a des chiffres qui vont dans un sens (le coté inoffensif pour la santé) ou dans l’autre (le coté agressif pour la santé) mais on est sur de rien, et on ne peut donc pas affirmer que la prise de pilule 28j/28 est « sans aucun effet négatif sur la santé. »

    Merci de m’avoir lu

    Avec toute mon empathie pour les femmes qui ont leurs règles en ce moment.
    Mightis

    • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

      Ne mélangeons pas les débats : d’un côté les potentiels effets sur la santé de la prise d’hormones synthétiques à long terme (donc la pilule par exemple), de l’autre le fait de prendre des hormones en continu (en ajoutant donc 7 jours de prise à une prise de 21 jours).

      Ce ne sont pas les 7 jours de prise supplémentaires qui détermineront la nocivité ou l’innocuité de la prise d’hormones en elle-même.

      Or, l’article ne traite pas de la prise d’hormones et de ses effets sur la santé, mais de l’innocuité (certaine) de l’ajout de ces 7 comprimés dans le cadre d’une prise d’hormones préalablement bien tolérée, afin de supprimer les hémorragies de privation.

      Quant au fait de prescrire la pilule en première intention pour supprimer les règles « naturelles » et choisir de la prendre en continu, c’est un autre débat relevant de l’expertise d’un médecin. Et ce n’était pas non plus le sujet de l’article.

      Pour conclure, le rappel de la notion de risque est une évidence que nous avons toutes et tous à l’esprit, quel que soit le geste médical ou chirurgical pratiqué, en fonction des antécédents du patient, de l’invasivité du geste, et de beaucoup d’autres facteurs.
      :)

  38. Pitch dit :

    Super cet article, merci beaucoup
    cela a répondu a quelques questions que je me posais au sujet des règles.

  39. Laeti dit :

    Je me permets: les médecins les plus hauts placés, les professeurs, sont dans des positions qui les exposent directement au lobby pharmaceutique. Aisément achetables (comme nombre d’êtres humains). Les résultats des tests… on leur fait dire ce que l’on veut. Et les laboratoires pharmaceutiques sont extrêmement puissants, ils servent la France économiquement (il suffit de voir leur position au cac40). Je me permets de garder le doute, quand on voit ce qu’il en est pour le médiator, prescri depuis nombre d’années. Pour autant je ne pense pas que prendre la pilule en continu soit plus dangereux que lorsque la coupure habituellement préconisée par les gynécologues est observée (je vois pas, par ailleurs, l’utilité de saigner quand on peut s’en passer). Par contre, prendre régulièrement des hormones n’est certainement pas quelque chose d’anodin, et il faut en avoir conscience (attention, je dis oui à la pilule c’est génial, c’est une révolution). Un exemple qui n’a pas l’air d’y avoir grand chose à voir (sinon le lobbying et les répercussions sanitaires): on vous vend le diesel comme « propre », à tel point qu’aujourd’hui il représente 70% du parking français. Pourtant, être exposé aux nox qu’il dégage serait presque aussi dangereux que d’être exposé à l’amiante. Cancérigène et neuro-toxique. Et partout sur les routes. Pourquoi? on a voulu nous le vendre, les grands constructeurs français ayant investi dans la recherche de moteur diesel. Allez-y, achetez! On vous le dit: moins de CO que l’essence, et moins cher le litre. Ecologique et économique! On a juste omis de vous signaler deux trois petits trucs (on prévoit une belle hausse du cancer, sous peu). De toutes façons, pour constater la nocivité du diesel, il suffit d’en respirer les gaz d’échappement. Bon courage. Quand vous l’aurez fait, comparez les à ceux d’une essence…
    Ainsi, au vu de l’ampleur de l’industrie pharmaceutique, je garderai le doute. Je suis OK quant au fait qu’il n’est pas plus dangereux de prendre la pilule en continu qu’en observant la coupure. Mais non, on ne sait pas si la pilule est sans danger. On fait dire ce que l’on veut aux tests, ainsi qu’aux médecins. Il suffit d’y mettre les moyens…

  40. Je plussoie à ce bel article!

    Malheureusement beaucoup de femmes pensent qu’il n’y a pas d’alternatives possibles aux règles, notamment quand elles rencontrent des problèmes, comme des règles hémorragiques!
    Par ailleurs beaucoup de médecin-gynéco les désinforment ou refusent de leur prescrire un médicament qui aurait pour effet de ne plus avoir leurs règles! Sous prétexte que c’est « mal » ou qu’il faut laisser faire la nature! C’est ridicule, et pourquoi se prouver du progrès lorsque celui peut nous apporter un peu de confort? Je reste sidérée par ces femmes qui seraient tentées mais ne contredisent pas leur gynéco (ou autre médecin par ailleurs) ou n’osent en changer, quand on leur tient ce genre de propos….
    Je ne comprends pas et n’ai jamais compris cette morale taboue et stupide autour des règles. Une fois assurée que tout va bien et est normal, le fait de les avoir ou pas ne change rien!
    Beaucoup de femmes en ce sens croit que c’est « sale » de ne pas les avoir, qu’on ne peut évacuer le « sang » (non, si on arrête le processus des règles, la muqueuse utérine ne gonfle pas et on ne saigne pas!)
    Un tel obscurantisme au 21e siècle est sidérant!

    et une fois le processus arrêté, il suffit de quelques mois après l’arrêt du traitement pour récupérer une activité « normale » lié à un désir de procréation par exemple!

    Petite précision sur cet article ;-) (je me permets ;-)) : Prendre un progestatif à la place d’une pilule oestro-progestative permet à la fois une action contraceptive et de couper les règles s’il est bien dosé, des médicaments de type Lutéran ou Colprone par exemple.

    Merci pour cet article mais je vois au vu des commentaires que certaines idées restent imprégnées dans les mentalités, c’est dommage!

  41. Gwel dit :

    Je suis passée vendredi, comme une fois par mois depuis septembre, chez mon gynéco (et maintenant obstétricien). Au passage je lui demande au bout de combien de temps après l’accouchement on peut mettre un stérilet. Réponse :
    - un mois et demi environ
    (ne m’explique pas selon quels critères, hein)
    - Donc quand ça a arrêté de saigner, quoi ?
    - voilà. Alors c’est ça que vous avez choisi comme contraception ? Vous tenez à garder vos règles ?
    (aha, ouverture d’esprit ?)
    - Non, mais je l’envisage parce que c’est le seul mode de contraception sans hormones, il me semble. (j’exclue volontairement les capotes, jusque là on a fait avec mais on est des grosses feignasses…)
    - aaaaah…
    (ici petit dialogue sur les effet avec un rassurant « attention, ce sont des règles hémorragiques », etc. Je sens qu’il veut me vendre un autre type de contraception, là, mais non, rien ne vient)
    - Sinon, question hormones, j’envisagerais volontiers le nuvaring en continu, ça a l’air pas mal !
    - en continu ? sans attendre les règles ?
    - oui, oui !
    - mais tout le temps ? Vous allez avoir des saignements anarchiques !
    - ah bon ? moi j’ai eu des échos plutôt satisfaits…
    - il y a un risque d’hyperplasie de l’endomètre, quand même ; pour les vacances je ne dis pas mais là, c’est pas prévu pour…

    Conclusion : entre le Mirena et un DIU sans hormones, il semble trouver étonnant de préférer le premier, mais prendre la pilule ou un anneau en continu, ça lui fait un peu peur (pour moi).
    Bon, heureusement que ZoneZeroGene est là, once again !

  42. Yelle dit :

    Je me rappelle distinctement la pensée qui m’a traversé l’esprit la première fois où, adolescente, j’ai eu mes règles: « ET merde. »
    Un « Et merde » résigné à une fois par mois saigner (et je me laisse surprendre une fois sur deux), à avoir des maux de ventres et des douleurs et à me demander si oh-mon-dieu j’ai pas oublié de me balader avec des serviettes. Et j’étais résigné parce que c’était mon triste sort de femme (ça et ne pas pouvoir uriner debout). Je ne l’ai pas pris comme un certificat de bon état de marche de future maman potentielle.

    Quand à me rassurer si je ne suis pas enceinte… Je suis de toute manière traumatisée depuis que j’ai regardé un documentaire sur le déni de grossesse (peu de prise de poid, les règles qui continues,…) même si je connais les probas que ça m’arrive (très faible)

    Mais avant tout, j’étais résignée parce que à aucun moment jusqu’à cet article, on ne m’a dit que c’était possible de faire sans.

    Alors du coup je réfléchi (pas à la pilule, j’oublierais un jour sur deux et j’aurais l’impression de soigner une maladie grave) à voir au delà du préservatif.
    Mais mon corps ne doit pas être d’accord avec mes velléités révolutionnaires puisqu’après des années de calme plat, il a fait de moi ce matin une loque incapable de tenir debout plus de 15s d’affilée. Le combat n’est pas finit.

    Sinon, une question que je me pose depuis un bon moment: que pensez vous, lecteurs et rédacteurs de ce site, du PMS ? (syndrome prémenstruel) On m’en rabat souvent les oreilles, mais je ne l’ai jamais expérimenté; je n’ai pas d’envie, de sautes ou de changements d’humeur (exception faite des règles douloureuses, mais la fatigue et la douleur ne sont pas la même chose qu’un changement comportementale du à des hormones) Bref, suis-je une chanceuse, dans la norme, est-ce juste une invention patriarcale utilisée pour parler aux femmes comme à un sac d’hormone?

    • Chupa-Chups dit :

      Non ce n’est pas une invention !
      Je suis moi même très chanceuse, j’ai droit à:
      - Une douleur perçante qui m’immobilise pendant environ une heure 14 jours avant le Jour J (l’ovulation, youpi).
      - Des sautes d’humeurs avec mal au ventre qui commencent deux jours avant.
      - Et bien sur migraines, mal de ventre, déprime, fatigue, et toute la panoplie pendant 4 jours.

      Et c’est maintenant que je commence à me demander pourquoi mon médecin ma affirmé il y a deux jours qu’il était impossible de ne pas avoir de règles. (Précision, il m’a dit qu’on était autorisés à sauté une session en enchainant deux plaquettes, mais qu’après il fallait revenir à la normal, sinon c’est extrèmement dangereux!)

      En bref: merci pour l’article :)

  43. moui dit :

    J’ai l’impression que c’est pas une légende, sinon je n’aurais pas envie de pleurer des fontaines juste la veille du D-Day ou de mordre tout le monde tout en ne supportant pas qu’on m’effleure le coude…Sans compter le vilain bouton pas beau qui vient pile à ce moment.
    Mais je connais des filles qui ne sentent pas de changement d’humeur!

  44. loulou dit :

    Je fais partie des heureuses élues qui ont :
    1/ des règles affreusement douloureuses (opiacés obligatoires pendant 2 jours),
    2/ le degré zéro de la libido sous hormones.
    Le package gagnant.

    Si quelqu’un a une idée (à part l’hysterectomie), je prends.

  45. BubbleW dit :

    Bonjour,
    Je n’en reviens pas des commentaires….
    Comme quoi on fait confiance au corps médical et voilà.
    Pour mon premier, on ne m’a proposé aucun autre mode de contraception que la pillule…
    Pour ma deuxième (j’ai changé de gynéco en attendant) on m’a proposé un DIU aux hormones afin d’être tranquille : ah j’étais contente d’avoir quelqu’un de compréhensif, mais je ne pouvais l’installer que 6 mois après l’accouchement !
    Et comble de tout, j’ai été tellement contracté qu’au final la gynéco (remplaçante) m’as mis un au cuivre. Et maintenant je dois faire avec et le garder un certain temps. J’ai horriblement mal avant mes règles, je saigne abondament (je ne peux assurer une réunion entière sans avoir un tampon + une serviette pour être tranquille) je suis vidée physiquement. Avant je n’avais rien de tout ça ! Et puis cela dure 5 jours avant en 2-3 jours j’étais tranquille !
    A force d’insister, je pense qu’au prochain RV j’aurais raison de ma gynéco qui me le changera au bout de 2 ans avec la possibilité (j’espère) de prendre un décontractant avant, il faut dire que avoir quelqu’un qui pénètre allègrement notre intimité alors que bon l’excitation n’est pas au rendez vous, ce n’est pas très agréable !

    En tout cas, merci pour ce site que je lis avec plaisir…

    • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

      Merci à vous pour ce commentaire :)

      En fait, rien ne vous oblige à garder votre DIU, il n’y a pas de durée minimale. Vous êtes parfaitement en droit de demander à ce qu’on vous le retire (expérience à l’appui).

      Tenez bon et ne vous laissez dicter aucun soin obligatoire qui ne soit pas médicalement fondé. Les médecins sont là pour veiller à notre santé, mais en dehors de cas précis, médicalement justifiés (antécédents, risques particuliers), c’est à la patiente de faire ses choix, choix dans lesquels le médecin doit l’accompagner. Et là, vu ce que vous endurez pendant vos règles, c’est tout vu. Le DIU aux hormones, si vous le tolérez bien, va vous simplifier la vie.

      (Et il n’y avait aucune raison pour qu’on vous impose un DIU au cuivre alors que ce n’était pas votre choix. Votre crispation ne le justifiait pas. Vous a-t-on proposé, vu l’impossibilité de poser le DIU, une autre contraception temporaire en attendant un nouvel essai ? Et pourquoi la pose a-t-elle posé problème ? Quant au décontractant, n’espérez pas : imposez-le, si toutefois vos antécédents médicaux vous permettent d’en prendre)

      Bon courage, tenez bon ;)

  46. BubbleW dit :

    Bonsoir,
    Non rien ne m’a été proposé en attendant, Les décontractants sont vraiment efficaces ? JRien qu’à l’idée d’avoir un frottis, je bloque alors la pose d’un DIU…
    La pose a posé u problème dans le sens où je n’ai pas « voulu » le laisser passer… et comme il est plus gros qu’un DIU au cuivre, la remplaçante me l’a proposé, là sur l’instant même, moment où la tête n’est pas super fonctionnelle je dois l’avouer.
    Je sais aussi qu’il existe des implants, mais cette idée me fait peur d’avoir un « truc » planqué sous la peau, j’avoue ne pas être à l’aise. Après je suis tellement tête en l’air qu’il est clair qu’il me faut quelque chose de durable.
    Je vais aussi en parler avec ma sage femme, une femme super à l’esprit ouvert avec qui j’ai gardé de bons contacts

    Encore merci pour ce site :-)

  47. Isabelle dit :

    Bonjour,

    Mon premier gynéco ne voulait pas entendre parler d’autre chose que la pilule. Pourtant il a fallu que j’en « teste » 5 avant d’en trouver une qui ne me rendait pas malade. Nausées en permanence, plus d’appétit, pas bien dans ma peau. La sixième a été la bonne … mais pas remboursée. Tant pis, selon ELLE il n’y avait pas d’autre solution.

    J’ai fini par arrêter de moi même de la prendre cette pilule qui me coutait une fortune, me rendait quand même encore un peu malade et que de toute manière j’oubliais souvent

    Quelques années plus tard, je vais voir un autre gynéo en lui disant clairement : je ne veux plus avoir mes règles et je ne veux pas devoir penser tous les jours à prendre un cachet. Il m’a proposé le stérilet mais c’est plus fort que moi je fais un blocage dessus. Il m’a alors proposé le patch et m’a dit que je n’avais qu’à le prendre en continu pour ne plus avoir mes règles. Oh mais c’est si facile que ça ? Bah oui ! Plus de règles, on n’y pense qu’une fois par semaine, on a même le droit d’oublier et d’y penser 2 jours plus tard.

    Voilà juste parce que vous avez oublié de parler de ce brave patch dans l’article et qu’il permet aussi de ne plus saigner tous les mois pour rien.

  48. S. dit :

    Bonjour, concernant la prise en continu de Nuvaring, quelqu’un sait si on peut le changer tous les 30 ou 31 jours, afin de changer l’anneau à la meme date chaque mois (plus facile à se souvenir pour moi) ou si l’efficacité est limitée à 28 jours strictement ? Merci de vos réponses.

    • Illithia dit :

      Bonjour,
      Déjà, je ne comprend pas la question. L’anneau ne se garde pas 28 jours mais 21. Il est fait pour être porté durant 21 jours. Ensuite on fait une pause de 7 jours (que l’on peur raccourcir ou ne pas faire, exactement comme pour la pilule). La dose d’hormone contenu dans l’anneau est faite pour durer 21 jours. Gardé plus longtemps, il n’est plus efficace.

      • Finduilas dit :

        Ce n’est pas tout à fait exact.
        L’anneau se porte effectivement normalement 3 semaines, on peut aussi ne pas faire la pause de 7 jours ou la raccourcir en mettant tout de suite un autre anneau.
        Cependant, d’après la notice, l’efficacité de l’anneau est de 4 semaines, et effectivement au delà les hormones ne sont plus diffusées.
        Je suppose que cela est fait pour les personnes têtes en l’air risquant d’oublier d’enlever l’anneau.

        Donc à mon avis concernant la question : pas plus de 28 jours avec un seul et même anneau. Et on peut enchainer les anneaux sans soucis je pense, même si je ne l’ai jamais fait.
        La notice indique même que l’ont peut ne pas avoir ses règles en ne faisant pas de pause. :)

        • Illithia dit :

          Au temps pour moi, s’il est noté dans la notice que l’anneau peut diffuser une dose d’hormone suffisante pendant 28j. Je me basais sur le site de l’INPES pour répondre qui ne parle effectivement que de son utilisation « normale » (a changer au bout de 21 jours).

        • S. dit :

          Merci, c’est bien ce que j’avais lu… Je vais donc m’en tenir à 28 jours et me mettre un rappel !

          • Illithia dit :

            Pourquoi 28 jours ?
            Si effectivement il continue de diffuser des hormones jusqu’à 28 jours pour les étourdies, il n’est pas prévu pour être utilisé durant 28j consécutif constamment. Et sur le site de Nuvaring, il est clairement écrit que : « For the best protection from pregnancy, use NuvaRing exactly as directed. Insert one NuvaRing in the vagina and keep it in place for three weeks in a row.  »
            La notice Française est-elle aussi on ne peut plus claire : « Si la durée d’utilisation de NUVARING n’a pas dépassé 4 semaines, l’efficacité contraceptive est toujours assurée, cependant cette durée d’utilisation n’est pas préconisée. »
            http://www.doctissimo.fr/medicament-NUVARING.htm

            • S. dit :

              C’est 21 jours + une pause de 7 jours si on souhaite des règles, et 28 si, comme moi, on cherche à éviter de les avoir. La notice indique que l’anneau diffuse des hormones pendant cette durée, et de toute façon, si on le retire au bout de 21 jours, puis qu’on en remet un nouveau après la pause de 7 jours, on a toujours un cycle de 28 jours. Donc même s’il y a moins d’hormones diffusées les 7 derniers jours, je ne vois pas de soucis en ce concerne la contraception. Le but est de ne pas avoir ses règles, c’est le thème de l’article que nous sommes en train de commenter…

  49. Zoziau dit :

    Personne ici n’utilise de Pharmatex ? En ovules ou en gel ? Je survis avec ça depuis des années, entre deux essais ratés d’une autre contraception… Mais je deviens allergique peu à peu…

    Je ne supporte pas la pilule : selon le modèle, je fais de l’hypertension avec troubles de la mémoire et maux de tête intenses, ou je saigne sans arrêt pendant des mois, ou j’ai des envies suicidaires, ou je n’ai tellement plus de libido que je ne risque plus de tomber enceinte…

    DIU: Dans les deux cas, because la rétroversion, la pose est délicate et relativement douloureuse. Hormoné, me fait le même effet que la pilule progestative : saignements en continu, durant les 9 mois que je l’ai porté. Au cuivre, j’accumule les infections urinaires, les mycoses vaginales; le machin se plante dans l’utérus, ça me fait mal, et encore plus lorsque je le remets en place; mes règles sont abominables, durent 8 jours, j’accouche une fois sur trois, je perds du sang noir dès le 19ème jour du cycle, et je SAIS qu’il y a fécondation une fois sur trois environ… Des cycles de 19-21 jours, c’est pas vivable ! En plus mon chéri le sens, il est piqué par le fil, et moi je ne supporte pas l’idée d’une fécondation, d’une tentative reproductive qui échoue pour cause de présence de corps étranger et de cuivre.

    Chéri ne sent rien avec le préservatif (moi je ne sens rien à la pénétration non plus, hein, même sans préservatif, et je n’en fais pas toute une histoire !), et ne veut pas entendre de vasectomie qui sonne comme « castration » à ses oreilles. Moi je ressens la même chose vis-à-vis de la ligature, alors je ne lui en veux pas.

    Cape cervicale ou diaphragme impossible à placer sur un utérus aussi rétroversé, ça ne tient pas.

    Que reste-t-il ? Les implants, comme toute autre solution hormonée, sont hors de question : c’est bon, les hormones j’ai déjà bien donné, 4 ou 5 pilules différentes et le Mirena m’ont montré que cette contraception ne me convenait pas.

    Restent Pharmatex, femidom-le-sac-poubelle, le retrait pré-éjaculatoire… Et la ménopause dans une dizaine d’année maxi.

    En ce qui concerne les règles… Les miennes sont très rapprochées depuis le DIU (passées de 25 jours à 22-23), elles sont fortes et rendent l’utilisation d’une mooncup absurde (la vider toutes les demi-heures, c’est pas une vie), elles durent près d’une semaine, mais j’y tiens. Tout comme je tiens à mon ovulation, seul moment où ma libido est vraiment bavarde. Si on me retirait les règles, ça ne serait pas pour MON bénéfice, mais pour celui de mon partenaire, seulement. Je ne pourrais même plus avoir ces quelques jours de pause, durant lesquels je m’appartiens, je peux m’enrouler autour de mon ventre douloureux, me mettre en retrait, je ne suis plus un trou, une ménagère, une mère disponible : je suis moi, à moi, et le reste du monde peut crever… En plus mon sang de règles fait un très bon engrais !

    PS: j’apprends tout récemment qu’on a trouvé des cellules-souches vivantes dans l’endomètre évacué… inutiles, les règles ?

  50. Toupie dit :

    Il y a 5 semaines, je vois mon gynéco et je lui dis que j’aimerai prendre la pilule en continu.
    Lui dit que c’est déconseillé, mais il me prescrit Méliane qui permet d’enchaîner les plaquettes si ça m’arrange, en me conseillant de ne pas enchaîner plus de 2 plaquettes.
    Bon, c’est déjà ça.

    Je la prends donc depuis 5 semaines, maux de ventre depuis le début, ce matin je me décide à aller voir mon généraliste.
    Il y a 2 ans je prenais Minidril alors on part là-dessus pour changer de pilule.

    Quand je veux m’assurer que Minidril permet aussi d’enchainer les plaquettes, incompréhension totale de la part du toubib.
    Il ne peut pas cautionner ça, et c’est quoi mes motivations, et mes maux de ventre ne seraient-ils pas dus justement au fait que je n’ai pas eu mes règles (sic) et c’est pas dans le Vidal, on est hors AMM (autorisation de mise sur le marché) et s’il m’arrive quoi que ce soit « ah mais vous avez vu comment elle prend sa pilule votre patiente ? »

    Bref, selon lui c’est impératif de terminer la plaquette entamée (soit encore 2 semaines de maux de ventre, et hop une ordonnance de Spasfon en cas de crise) et après je fais une pose de 7 jours avant de commencer Minidril.
    Et pour l’enchainement des plaquettes faut revoir le gynéco, il y a forcément eu incompréhension.

    Voilà.

    Du coup je n’ose pas enchainer sur Minidril avant d’être arriver à la fin de la plaquette, parceque quand même je voudrais pas faire une connerie.
    Et pourtant je suis persuadée que c’est mon généraliste qui en dit, des conneries.

  51. Clem dit :

    Je tombe seulement maintenant sur cet article, un vrai bonheur d’avoir enfin de l’Information. Sous Cérazette depuis deux ans, j’affronte souvent les « quoi mais t’as jamais tes règles ? mais attends c’est hyper dangereux ça doit être horrible ». Quel que soit le milieu, même dans le médical, beaucoup de femmes qui pensent pourtant être informées, ont encore beauuucoup de lacunes. Ton site devrait vraiment être recommandé par l’éducation nationale !
    Ce n’est ni dangereux ni horrible, c’est même absolument génial ! Tout comme pour toute femme qui a trouvé la contraception et le/la gynéco qui lui vont ! Bravo et merci, comme d’hab

  52. Moui dit :

    La pharmacienne a carrément refusé de me donner ma pilule car « la prescription n’est plus valable(c’est faux, elle est valable pour six mois c’est marqué dessus!) et qu’elle peut pas être prise avec mes médicaments. »
    Réponse du neurologue: y a des gens stupides, quand même, je comprends rien, vous avez le droit de prendre cette pilule!

    • (M)hystérie dit :

      Dans ton cas : soit le neurologue est mal renseigné soit c’est la pharmacienne.
      Tu ne dis pas quels médicaments tu prends mais si ce sont des anti-épileptiques : il faut savoir que de nombreux anti-épileptiques inactivent certaines pilules combinées/progestatives. Si c’est ton cas, je peux te donner plus de renseignements grâce au livre de Martin Winckler « contraception, mode d’emploi » ou sinon je te conseille son site mais les infos sont un peu plus éparpillées…

      Sinon, pourquoi donc ta prescription n’est-elle valable que 6 mois ?? Il faut demander au médecin de prescrire pour 1 an.
      Et quand une prescription est valable 1 an, je crois (à vérifier) que le paquet de 3 plaquettes est renouvelable seulement 4 fois pour les pharmaciens, pas plus, donc quand on prend en continu, ça dure moins d’un an et on ne peut pas faire mieux…

  53. Moui dit :

    J’ai un problème hormonal indépendant de l’épilepsie qui doit être traité par androcur(c’est 21 comprimés par boîte). J’ai effectivement eu un problème important avec une pilule mais jamais avec celle-là, je l’ai prise plusieurs mois sans souci. Pour la pilule, il faut la prendre en continu et aux heures éloignées des prises de médicaments. Et capote, en attendant de trouver mieux, le stérilet ne m’est pas conseillé, j’ai un utérus strange. :D
    Je pense que la prescription n’est valable que six mois car il faut faire des prises de sang pour surveiller certaines choses. Mais six mois, c’est quand même pas mal.

  54. marie_web dit :

    Bonjour à toutes
    Merci pour ce blog que je découvre (j’en ai pour des mois à tout lire mais ça tombe bien j’ai la vie entière lol). Pour rebondir au sujet de cet article et vous faire partager mon expérience (44 ans !! quand même) ;-) :
    J’ai arrêté pilule (j’ai trop lu je pense d’article sur les effets néfastes ;-) cf sur la suisse et l’allemagne), j’ai arrêté les stérilet (kyste au ovaires, baisse de libido…). Les règles (très très sanglantes) ma solution le TAO de la femme car les taoïstes pense et pensaient également que les règles étaient une perte d’énergie vitale chez la femme donc à diminuer voir supprimer mais..évidemment de façon naturelle donc lire le seul livre … Mantak Chia : le tao de l’amour retrouvé.
    Cordialement
    Marie

    • (M)hystérie dit :

      Je ne comprend pas bien votre propos quand vous dîtes de supprimer les règles de manière naturelle…
      Ca me fait penser aux femmes anorexiques qui n’ont plus leurs règles (de façon naturelle) mais n’est-ce pas alors plutôt le signe d’une mauvaise santé, non ?
      Je crois qu’il y a une grande confusion actuellement entre ce qui est naturel et ce qui est bon pour la santé. Ce n’est pas parce que quelque chose est « naturel » que c’est bon pour la santé (les hormones, c’est « naturel » si on va par là ; je trouve difficile, en plus, de savoir ce qui est « naturel » de ce qui ne l’est pas, il y a un problème de définition, à mon avis).

  55. marieweb dit :

    Oui je comprends vos interrogations, j’ai fait des raccourcis mais je peux m’expliquer :-) : diminuer voir supprimer les règles de façon naturelle en TAO signifie : à l’aide d’exercices de Qi gong et d’exercices avec un oeuf (de jade) tels préconisés dans le livre de l’Amour retrouvé. Donc Naturel car juste des exercices, pas de plantes, de produits etc.
    Cordialement

  56. Calamity dit :

    Merci pour l’article, je ne savais pas qu’on pouvait se passer de règles. Je n’ai pas lu tous les commentaires, je veux juste dire que je suis furieuse contre tous les médecins qui m’ont vue souffrir pendant mes règles, et ne m’ont jamais proposé cette solution de prendre la pilule en continu.
    Combien de fois ai-je souhaité être un homme! D’autant plus que j’ai choisi de ne pas faire d’enfant, alors les règles, je m’en serais bien passée. Un tiers de ma vie de femme foutu en l’air: mal au dos (arthrose précoce à la base), au ventre, problèmes d’humeur (hypersensibilité), tous ces jours où je serais bien restée au lit, mais non il fallait bosser. Ces jours-là ne m’amenaient que des problèmes. J’ai toujours pensé que si les hommes avaient des règles, il y a longtemps qu’on aurait droit à un congé menstruel.
    Maintenant c’est derrière, je suis ménopausée grâce au Tamoxifène après cancer aux seins. Je suis contente d’être libérée de mes règles, mais c’est une autre histoire, pas rose tous les jours, et je n’ai pas assez de recul pour en parler.

  57. Pepper dit :

    Qu’est-ce que j’aimerais pouvoir stopper mes règles ! Avant mes quinze ans, ma gynéco m’avait mise sous pilule progestative en continu à cause de mes douleurs de règles abominables; malheureusement ça a marché deux mois puis j’ai eu mes règles en continu pendant le troisième, et ça n’avait rien à voir avec du spotting… Du coup, même si j’aimerais passer au DIU, je me demande si ça ne va pas me faire repartir dans la même galère parce que saigner pendant un mois, non merci ! En attendant d’avoir le temps de bien en discuter avec ma généraliste et ma gynéco, je reste à la pilule avec pause d’une semaine et à ma cup, puisque j’ai eu de la chance, mes crampes se sont nettement calmées avec les années. Quand on en pleure avec les premières règles, on pense que ce jour lointain où « quand tu seras grande tu auras moins mal » n’arrivera jamais, mais j’ai eu du bol, j’ai fini par y arriver.
    Mais c’est vrai que quand mon rythme de vie me permettra de tester et faire des expériences de contraception, je tenterai peut-être de repasser à une progestative en prise continue. Après tout, si j’ai plus mal, peut-être que côté endomètre qui joue les filles de l’air ça s’est calmé aussi !

  58. ysen.grin dit :

    Ok…

    J’ai une devinette à soumettre à celles qui veulent « figer » leurs règles.

    Que se passe-t-il à votre avis si vous arréter vos règles pendant disons, 10 ans. A votre avis, à quel age interviendra la ménopause ? Et si vous stoppez les règles pendant 20 ans ?

    ça vous branche d’être encore réglées à 60 ans, ou de devoir prendre une pillule à vie pour arréter ça ?

    Pas très honnète de la part d’un gyneco de ne pas expliquez ce « petit » détail.

    • Probablement parce que ce « détail » est faux, et que l’âge de la ménopause n’est pas « retardé » par le fait de « figer » les règles comme vous dites.

      Sous pilule, avec ou sans interruption entre les deux plaquettes, il n’y a pas de règles : ce sont des hémorragies de privation. Donc même si on interrompt 7 jours entre 2 plaquettes, les saignements ne sont pas des règles. Pas de cycle, pas d’ovulation. Et pas de retard de ménopause :)

  59. ysen.grin dit :

    Ben si justement, renseignez vous (mieux, donc).

    C’est le cas pour ma femme d’ailleurs. Elle est super contente d’être toujours réglée à 54 ans, et en plus elle entre dans la catégorie des règles très douloureuses…

    C’est pas une donnée anodine, et avant de faire l’apologie de l’arrèt des règles, le minimum c’est de donner tous les éléments.
    Mais bon c’est vous qui voyez, moi ce que j’en dit… Ah oui je suis un mec donc forcemment mysogine, inculte et ignorant. Je me sauyve donc…

  60. Gawel dit :

    Ma mère est toujours réglée à 55 ans et n’a pas beaucoup pris la pilule… Ce n’est pas un âge « avancé » pour la ménopause !
    Que les hormones puissent agir là-dessus, ça me paraîtrait logique, mais je n’ai aucune preuve dans un sens ou dans l’autre… et en continu ou pas, la pilule, c’est des hormones !

    Les arguments du type « ben si, renseignez-vous (mieux) » adressés gratuitement et sans sources à GMZ, c’est très trollesque, je trouve.
    Mais ça n’engage que moi.

  61. ysen.grin dit :

    Ouais c’est vrai, je me suis levé du pied gauche désolé. Excusez-moi donc.

    Renseignez vous quand même là-dessus.

    Voici ce que je sais (appris à l’école) : chaque femme a une certaine quantité d’ovule (d’ovocyte plutôt je crois mais peu importe) prédéterminée, de l’ordre de quatre à cinq cents. La ménopause intervient avec le dernier ovule de la lignée. Si on interrompt la production d’ovule par un moyen ou un autre, cela repousse d’autant la ménopause.

    Bonne journée.

    • Donc selon vous, une femme qui aurait pris la pilule de l’âge de 17 ans à l’âge de 45 ans (et donc n’aurait pas ovulé pendant 28 ans) verrait sa ménopause naturelle repoussée de 28 ans ?

      Ok, donc en mettant pour l’exemple un âge moyen de ménopause naturelle aux alentours de 50 ans, ça nous donnerait une ménopause à 78 ans.

      Pardonnez-moi de contredire vos acquis scolaires, mais je crois que vous simplifiez quelque peu le fonctionnement hormonal des femmes.

      Donc non, bien sûr, la prise de pilule ne « recule » pas la ménopause en ces termes. Je le confirme pour les autres lectrices.

      Pour illustrer, un cas précis d’une patiente qui était sous pilule à 49 ans, et ce depuis des années : lors d’un examen avec dosages hormonaux, sa gynéco lui a appris qu’elle était ménopausée, et qu’elle pouvait donc arrêter la pilule : sa ménopause était intervenue (sans symptômes, quelle chance).

      Quant à mes « renseignements », je vous rassure, eu égard à ma profession (je suis journaliste et c’est mon boulot de sourcer mes infos, et pas qu’un peu vu le délicat domaine qui est le mien, à savoir sexo/santé), ils se doivent d’être exacts. Mes articles comportant des données médicales sont d’ailleurs relus par des médecins :)

      Très bonne journée à vous et merci pour votre contribution :)

  62. ysen.grin dit :

    Comme vous voudrez, je simplifie pour être clair. Mais j’aurais aimé que vous vérifiez mes dires par vous même ou que vous me précisiez en quoi j’ai tort.

    « La ménopause survient chez une femme lorsque le stock de follicules ovariens diminue dans ses ovaires. »
    http://www.lepoint.fr/societe/demain-la-menopause-a-60-ans-10-03-2011-1308408_23.php

    Moi j’en déduis que si le stocke de follicules ovariens ne diminue pas, la ménopause ne survient pas. cqfd.

    Re bonne journée.

    • Votre déduction est fausse. Et votre « cqfd », qui relève du syllogisme naïvement affirmatif, est démenti par la science ainsi que par des millions de femmes :)

      L’article que vous citez n’a aucun lien avec l’ovulation (il parle de la présence de follicules, ce n’est pas tout à fait assimilable), qui est un phénomène complexe.

      La survenue de l’ovulation n’est pas seulement fonction de la présence de follicules mais du fonctionnement hormonal global chez la femme. En fait, c’est (entre autres choses assez complexes, je schématise pour la bonne compréhension) la baisse de la production d’oestrogènes qui entraîne l’arrêt des menstruations, et non la « fin du stock ». Et cette baisse naturelle intervient de toute façon, que l’on prenne la pilule ou non, et que l’on ait ovulé ou non.

      Par ailleurs, l’âge de survenue de la ménopause peut varier légèrement en fonction de l’hérédité, de l’éventuel tabagisme… Mais la prise de la pilule n’influe pas sur l’âge de la ménopause naturelle.

      Donc la question du « stock » n’est pas le facteur principal. Vraiment.

      • ysen.grin dit :

        Ok, ça m’intéresse car ma compagne n’en peut plus des ses règles douloureuses et n’en voit pas venir la fin. Comme elle n’a pas été réglée pendant plus de dix ans je pensais que ça venait de là.

        Mais la prof qui m’a appris ça n’était pas une débutante, vraiment. Donc je chercherais sur le sujet, mais je ne suis pas convaincu.

        Pour le lien avec l’ovulation des follicules, je cite wikipedia : « Les follicules ovariens sont les agrégats de cellules plutôt sphériques dans les ovaires contenant l’ovocyte et à partir duquel il est relâché pendant l’ovulation ». Il me semble que cela constitue un lien.

        ps : mon cqfd est peut-être un syllogisme naïvement affimatif, mais c’est aussi le cas de ce propos « démenti par la science ainsi que par des millions de femmes », pas plus scientifique que ça. D’ailleurs en science il n’y a pas toujours un avis tranché et définitif sur tous les sujets.

        Bon je propose d’arréter cette cordiale discussion. A plouche.

        • A votre service. Les commentateurs comme vous sont nécessaires, à mon sens. Ils apportent beaucoup et permettent de mieux comprendre les croyances des gens. En tous cas, moi je ressors toujours plus instruite de tels échanges. Un grand merci donc :)

          • bambou dit :

            Moi qui sui ménopausée depuis l’âge de 44ans, je peux vous dire que je préfèrerai largement ne pas l’être! Pour les règles douloureuses, il me semble qu’il doit y avoir des solutions, non? La ménopause, ce n’est pas juste l’arrêt des règles. C’est essentiellement une baisse brutale des estrogènes, ce qui provoque plein de symptomes très gênants, comme les bouffées de chaleur et sueur nocturnes (qui m’on épuisées pendant quelques mois car empécher de dormir, jusqu’à ce que je prenne un traitement hormonal estrogènes+progestatifs tous les jours, dont je ne connais pas les conséquences par ailleurs…), la sécheresse vaginale. Et aussi risque d’ostéoporause (donc densité osseuse qu’il faut surveiller), et je crois aussi impact musculaire et sur articulations. Donc, le plus tard est le mieux!
            Ensuite avec règles ou sans règles, j’ai pris des contraceptifs depuis l’âge de 15 ans et demi, et jusqu’à 44ans. Avec juste 2 arrêts pour mes 2 grossesses. Donc très peu d’ovulations en près de 30ans. Cela prouve bien que le nombre d’ovulations n’a aucun impact sur la survenue tardive ou anticipée de la ménopause.
            Par contre, j’aimerais bien connaître la raison de ma ménopause à 44 ans. Pour mon cas, ce n’est ni héréditaire (ma mère l’a eu après 50ans, mais je n’ai pas d’information sur celle de mes grands mères), ni dûe au tabac.

  63. ysen.grin dit :

    Merci, mais, qu’est ce qu’un « commentateur comme moi » ?? Un gros chieur ? Ah bin merci pt’ain.

    Bon je blague hein…

    Je sort -> tchousse.

  64. Marie Rennes dit :

    Merci Gaëlle-Marie !

    Juste à titre indicatif, ma petite expérience :
    J’ai 27 ans et j’ai commencé la pilule à 16 ans (Diane et Trinordiol). Il y a deux ans, je l’ai arrêtée pour avoir un enfant. Je suis tombée enceinte en……………… 4 jours !!!!!!!!!!!!!
    Certes, j’ai pu avoir de la chance, mais la fertilité à cause de la pilule, à d’autres !!!! ;)

    Après des « cafouillages » de pilule, il m’était aussi arrivé de prendre la pilule du lendemain plusieurs fois dans la même année. Ma pharmacienne m’avait assuré que c’était dangereux et que je risquais une baisse de fertilité. Ma médecin et ma gynéco se sont étranglées lorsque je leur ai rapporté les paroles de cette pharmacienne…

    Bien cordialement,

    Marie Rennes

  65. marieb dit :

    Raisonnablement, je ne comprends pas ce débat alors que la vraie question est : est-il admissible en 2011 de passer sa vie sous hormones quand on en connaît la dangerosité ? Pilule ou sterilet aux hormones : même combat : baisse de la libido, risque de cancer important, prise de poids, fibrome, kyste…. bref juste étonnant qu’il soit encore nécessaire d’en débattre :-)
    dsl je peux pas m’empêcher

    • marieb dit :

      Pour aller plus loin et pour nous instruire et éveiller les consciences :

      Combien de femmes savent-elles qu’en 2005, l’OMS a classé la pilule contraceptive dans le groupe I des carcinogènes en raison de liens prouvés avec le cancer du sein et quelques autres ? Savent-elles que les hormones sexuelles peuvent compromettre le système immunitaire ?
      lire la suite ici :
      http://viesendanger.blogspot.com/2010/11/le-scandale-ecologique-dont-on-ne-parle.html

      La dormeuse DOIT se Réveiller :-)

      • Moui dit :

        Et aux « dormeuses » qui saignent au point de pas pouvoir aller bosser qu’est-ce que tu proposes?

        • marieb dit :

          heureusement qu’il y a pleins de solutions, moi perso je les ai découvertes dans le cadre de mon développement personnel…bref en ouvrant la porte des médecines alternatives…..

          • Moui dit :

            Et quelles sont ces solutions? Est-ce qu’elles sont financièrement accessibles pour les étudiantes ou les gens qui n’ont pas un super salaire? Est-ce qu’on a le temps de les appliquer quand on bosse jusqu’à minuit ou une heure?

            J’ai testé l’acupuncture: 50 euros la séance tous les quinze jours! Ça marche mais j’ai dû arrêter. La pilule, même en n’étant pas remboursée, c’est 30 euros pour trois mois…

            • marieb dit :

              j’entends tes arguments d’argent, moi je parle de cancer et de santé.

              La balance évidemment n’est pas la même. Des solutions, il y en a plein loin des thérapies de V.I.P…. mais il n’y a pas une méthode, je n’en citerai qu’une dans les pas chères ..le tao : la sexualité de TAO a pour but de supprimer les règles. Mais je répète : cherche et tu trouveras celle qui te convient ! rien n’arrivera à toi par hasard. Cherche celle qui te parle, dans tes tarifs etc… et tu trouveras …forcément :-)

              • Moui dit :

                Je n’ai, pour l’instant, pas eu de rapports sexuels.
                Et, oui, l’argent compte, et oui, je tiens à ma santé.
                Je travaille chaque été et j’ai fait un emprunt pour payer mes études. Je ne m’en plains pas car je suis contente de faire les études que j’aime.

                Je prends la pilule pour contrer les effets secondaires de neuroleptiques. Ce n’est pas l’effet le plus grave, croyez-moi, il s’agit « juste » de perte de cheveux et de soucis de règles.
                Sinon, pour les effets secondaires des neuroleptiques, il y a aussi la dépression, l’hépatite B, les envies de suicide, la perte de poids, les fourmis dans les mains et les pieds.
                Et pourtant je fais quoi? Je me soigne. Car c’est pire de ne pas se soigner. La médecine alternative ça aide mais ça ne sauve pas tout.
                J’ai du bol, dieu merci, j’ai juste le souci des règles et des cheveux, mais ça me fait horriblement chier de les perdre. Et la pilule arrange mon épilepsie.
                Alors vous me conseillez quoi?

                • marieb dit :

                  Mon conseil sera encore le même : la dormeuse doit se réveiller.

                  Un jour, peut être tu comprendras que la maladie (le mal a dit) n’est pas du tout une fatalité….
                  C’est pour cela que je parle de développement personnel. :-) OPEN YOUR MIND
                  J’ai vu de nombreuses personnes dans ma vie prendre en charge leur « mal a dit », cancer des os, du sein etc… Tous ont réussi à trouver leur voie sans « confier » leur santé… C’est un vrai travail….se séparer de ses croyances sociétales. :-), du formatage …

                  Tu as la grande chance d’être à une époque où tu as internet et des masses d’informations en accès libre : sers toi. :-)

                • Moui dit :

                  Quand je vous lis, je me demande vraiment pourquoi les docteurs font dix ans d’études ou plus pour pouvoir soigner les gens.
                  Je ne suis pas contre la médecine alternative car j’ai vu que ça pouvait fonctionner mais encore une fois, ça ne peut pas tout soigner. C’est une aide en plus, pas un substitut à un traitement médical.

                • marieb dit :

                  Voilà nous y sommes : la limite des croyances. La médecine pratiquée en France par exemple date de la guerre…et oui pas plus. Elle n’est pas scientifique (ben oui une maladie + 1 médicament ne garantie pas le soin du malade). Alors que la MTC par exemple a plus de 5 000 ans…. pourquoi faire autant d’études en France… cela s’appelle du formatage je dirai. Cela marche plutôt bien. Mais par chance certains basculent comme un de mes amis ancien chirurgien formé à la MTC en chine pendant 5 ans. Il est parti suite à un accident de voiture et ne pouvait plus marcher. Hé oui : c’est mécanique lui a lit la medecine d’après-guerre. En MTC, ils lui ont dit : c’est réglables en Energie…aujourdh’ui il marche après 7 ans de chaise roulante…. certes avec une canne. Les médecines ancestrales ne sont pas des substitut ! Elle soigne depuis des siècles et ne sont pas des apprentis sorciers comme celle d’après-guerre.
                  C’est cela le chemin du dvlpt perso : arrêtez de croire et allez voir :-)
                  EMDR, IMO, EFT….

      • Kyp dit :

        J’aime bien le lien vers un blog à peine extrémiste et conspirationniste.

        J’aime aussi les mantras répétés avec insistance. Genre « La dormeuse DOIT se Réveiller » avec un R majuscule parce qu’on touche au divin.

        Moui, n’as-tu pas l’intention de perdre ton temps ?

        Completeley unrelated : http://www.youtube.com/watch?v=AePz1J1hZwo

        • Amokrane dit :

          « le mal a dit » me parait un jeu de mot dangereux. Il renvoie au postulat de la psychanalyse : quand on connait la cause de notre mal, toujours psychologique pour eux, celui-ci disparait.
          Ça a tué des gens, j’en connais personnellement l’une des victimes, qui a refusé la chimio parce qu’il lui suffisait de « régler son problème avec sa mère » pour guérir…

          Je ne dis pas que les médecins alternatives sont forcément mauvaises, mais à chacun de faire ses choix. Dire que la dormeuse doit se réveiller, plus les open your mind, les « un jour tu comprendras », c’est d’une condescendance qui me hérisse le poil…

          • Moui dit :

            Kyp et Amokrane: j’arrête la discussion avec Marieb, je vois que ça ne mène à rien.
            Ça me rappelle la fois où un médecin m’a conseillé un jeun purificateur d’une semaine. « et puis si tu nous fais une crise c’est pas grave ». Ouaaaais, des neurones grillés c’est pas grave du tout. :D
            Le même discours, développement spirituel,blablablabla….

          • marieb dit :

            ho mais la chimio tue bien plus surement voir les travaux des professeurs Hammer ou Tournesol. Enfin détruire l’Irak pour choper Saddam Hussein, c’est idem pour la chimio, détruire un corps pour quelques cellules… J’ai vu des cancers anéantis par des techniques alternatives et des amis mourir sous chimio… faites des calculs (récidives compris!!!!). Et juste pour votre info, la chimio va être abandonnée….

            Et OUI : le malade doit se remettre en cause, car oui, il est responsable de sa maladie. Lire « gueris toi toi même » du Dr Back ou encore la bible : p »rendre sa santé en main », « la pilule amer » etc…. Les VRAIES médecines qui existent depuis des milliers d’années n’ont pas à faire leur preuve malgré le dénigrement systématique des apprentis sorciers… donc oui il est grand temps que certains ouvrent leurs yeux et lisent, testent, se renseignent et ne jouent plus aux beni-oui-oui. Nous sommes formatés mais adulte nous pouvons nous libérer, c’est de notre responsabilité. J’y suis passée, d’autres y passeront heureusement. :-) Enjoy your life

            • Amokrane dit :

              Ben je les connais ce genre de bouquins, du genre : t’as des angines chroniques, c’est que t’as un secret à cacher, t’as mal à la tête c’est qu’au figuré « tu t’es pris une claque dans la tête »… Freud disait ça, et on sait aujourd’hui que Freud a trafiqué ces cas et que ce qu’il disait est à prendre avec d’énormes pincettes.
              Y a quand même une énorme différence entre être ouvert à tout et ne pas tout jeter de but en blanc, et considérer que de toute manière, dans tous les cas, et c’est comme ça et pas autrement, le malade est responsable de son mal.
              D’autant que c’est physiquement impossible…

              C’est vraiment extrémiste et dangereux, ce que tu dis.

              • marieb dit :

                En médecine traditionnelle chinoise, il est clair que l’esprit guérit. En Occident, la guérison par « voie spirituelle » est appelée par Carl Gustav Jung la « voie non-matérielle » Il disait : « Je crois que l’art de guérir par la voie non-matérielle, au moyen de méthodes spirituelles, a des possibilités d’avenir insoupçonnées. Et je crois que son domaine va s’étendre peu à peu au-delà de ce que nous désignons par le terme fonctionnel et qu’il englobera tout ce qui est organique ».
                ….
                Enjoy your life :-)

  66. Moui dit :

    Parce que ça fait disparaître beaucoup de problèmes dans certains cas et que ça change carrément la vie.
    Quand on a ses règles pendant un mois voire plus et que grâce a une pilule on ne les a plus pendant six mois c’est du bonheur. Bon, après, il faut trouver la bonne pilule, ou le bon stérilet…

  67. Edith dit :

    Merci pour cet article.
    Incroyable comme les idees recues sont tenaces. Depuis que j’ai mes regles je reve de ne plus les avoir, je regrette juste d’avoir attendu 10 ans pour cause de non-information (ou d’information partielle) de la part des medecins. Je me rappelle que ma gyneco disait « tu peux enchainer 2 plaquettes de temps en temps si ca t’arrange pas d’avoir tes regles a un moment ». (Moi perso, c’est tous les mois que ca m’arrange pas !). Et cette expression « de temps en temps » m’a fait penser que c’etait mauvais de le faire « tout le temps » – alors que visiblement non!

    Pour moi l’important n’est pas de porter un jugement sur tel ou tel choix (pilule – pas pilule / regles – pas regles) mais d’etre bien informee sur les possibilites offertes pour choisir ce qui convient le mieux a chacune.

  68. Gali38 dit :

    Il est clair que l’information que l’on daigne nous délivrer est très souvent parcellaire, tronquée, biaisée…
    Et là, on peut se féliciter de vivre en 2011 et d’avoir, grâce à ce merveilleux outil qu’est internet, un accès illimité à des tonnes d’informations… Evidemment, il y a à boire et à manger dans ce que l’on peut lire, il faut en prendre et en laisser… mais, au moins, on peut avoir accès à d’autres sons de cloches, savoir qu’il existe une autre vérité que celle que l’on nous martèle depuis notre enfance.

    Ayant 43 ans, j’ai toujours entendu dire qu’il n’était « pas sain » de bloquer les règles … finalement, c’est une preuve de notre féminité, et la croix que l’on doit porter pour être née femme, au même titre que l’on doit souffrir pour accoucher… tout ça à cause de cette sa…pe d’Eve !! :-)

    J’ai, à l’état « naturel » (ie sans contraception hormonale) des cycles anarchiques, très longs et des règles hyper douloureuses…
    Jusqu’à l’âge de 27 ans, à part me gaver d’antidouleurs et antispasmodiques, mordre mon poing et dormir avec une bouillotte, on ne m’a pas donné le choix. J’étais sous pilule depuis l’âge de 17 ans, et ça n’avait pas hélas calmé ces règles douloureuses.

    A 27 ans donc, j’ai mon premier enfant… et miracle !!! Finies les règles douloureuses, plus rien, le bonheur intégral (je n’ai à cela aucune explication scientifique, je sais que ça arrive souvent, et puis je m’en fous, tout ce qui comptait c’était de ne plus souffrir).

    Quelques années de pilule et un deuxième enfant plus tard, ma gynéco refusant toujours de me mettre un DIU pour cause d’antécédant de salpyngite (raison discutable, mais ce n’est pas le sujet), je réussis à lui arracher la poste d’un implant.
    Pas qu’elle était contre, mais c’était le début, et elle n’en avait encore jamais posé… Qu’à cela ne tienne, je serai donc la première, même pas peur… De toute façon, c’est ça ou la ligature, je suis fumeuse et j’ai conscience qu’il faut arrêter la pilule…

    Je porte aujourd’hui mon troisième implant (presque en fin de vie) donc 9 annnées de satisfaction à peu près totale.
    J’ai eu la chance de ne pas faire partie des X% de femmes qui saignent en permanence (ça a été le cas de ma soeur, qui a du le faire retirer car elle en faisait même de l’anémie). Je n’ai pas eu la chance d’être complètement privée de règles, mais ce n’était pas loin : des règles trèèèèèèès légères environ tous les 3 mois… Déjà j’étais super ravie !

    Par contre, phénomène bizarre, depuis que ma fille aînée est réglée, mes « règles » ont commencé à devenir de plus en plus fréquentes, de plus en plus abondantes…
    Au final, et ce depuis 6 mois maintenant, je suis désormais « réglée comme une horloge » sur la sienne, j’y ai droit tous les mois pile poil en même temps qu’elle…
    Pur hasard ? Phénomène courant, si j’en crois les nombreux « témoignages » qui affirment que des femmes vivant sous le même toit ont tendance à « caler » leurs cycles ??? Bref, en tous cas, ça ne fait pas mon affaire, je vous jure !

    Du coup, j’envisage de passer à autre chose après ce 3ème implant, précisément pour une solution « Zéro règles »…
    Je connais déjà un gynéco qui accepterait sans problème de me poser un stérilet… mais la lecture de vos témoignages me fait envisager aussi l’anneau… ça pourrait être bien dans mon cas, plus contraignant qu’un stérilet puisque à changer tous les moins, mais moins invasif aussi… ;-)

    Petite anecdote : j’ai discuté un jour avec une amie qui travaille au planning familial, et qui m’a dit que les médecins étaient de plus en plus réticents à poser des implants sur des filles très jeunes, car il y avait un taux de « rejet » très important… Et quand on connaît le prix du dispositif, voir revenir 80% des personnes au bout de 3 mois pour le faire ôter, ça fait un peu grincer des dents, c’est clair…
    Les rejets étaient dus à des prises de poids, des spottings jugés excessifs…. mais aussi à des absences de règles !! Devant mon air incrédule, mon amie m’a expliqué que cela les « stressait » de ne pas avoir de règles, qu’elles avaient peur d’être enceintes, ne trouvaient pas ça « naturel », j’en passe et des meilleures !!
    Sincèrement, je n’avais pas envisagé une minute qu’on pouvait ne pas être ravie de ne pas avoir ses règles !! :-)

  69. Moui dit :

    J’ai lu il y’a quelques année une étude faite dans un couvent: les bonnes soeurs avaient toutes leurs règles en même temps!
    Ce serait intéressant de savoir comment ça s’explique. :)

    • yelle dit :

      En tout cas ce n’est pas systématique. Je n’ai jamais été synchro avec ma sœur quand on vivait ensemble.

      • Kyp dit :

        Dans un couvent, tout le monde mange la même chose, vit au même rythme et fait exactement les mêmes choses au même moment.

        C’est difficilement comparable avec deux sœurs qui vivent ensemble certes, mais qui vivent probablement chacune leur petite vie.

        Après, faut voir si l’étude est bien sérieuse.

  70. Lolore dit :

    Bonsoir,

    Cet article est très interessant, et les commentaires aussi.
    C’est vrai que la science a fait énormément de progrès.
    Moi, à la base je prend la pilule, car mes règles étaient vraiment très très douloureuses au point que je tombais dans les pommes parfois ( super hein ).

    La pilule m’a aidé a diminué la douleur, quoique parfois elle est quand même très forte mais disons qu’à long terme je vois la différence est c’est vraiment très appréciable.
    Après c’est vrai que moi je ne pourrais pas ne pas avoir mes règles, il m’arrive de prendre ma pilule en continue pendant 2 mois et après je flippe trop j’ai peur d’être enceinte. C’est vrai que même si c’est chiant ça a un côté super rassurant.

    La remplacante de mon médecin ( qui est plus jeune) m’a dit que je pouvais la prendre en continue sans problème même plus de 2 mois.
    J’ai tendance à la croire, vu qu’elle est HYPER ( voire trop en fait) consciencieuse, c’est le genre qui est tout le temps en retard parce qu’elle vérifie tout et qu’elle donne 10000 examens à faire pour un mal de gorge. Bon j’exagère mais à peine.
    Bref, la connaissant je la vois mal sortir un truc dont elle n’est pas sûre du tout sachant que ca pourrait être dangereux.

    Après pour les autres commentaires je comprend aussi, on a peut être pas tout les facteurs en main, et peut être pas toute les réponses, puisque la science évolue sans cesse, ça se trouve dans 20 ans on dira qu’en fait c’est super mauvais ( j’espère pas mais tout est possible !!)

    Et pour finir je rajouterais que c qui a été dit peut surement s’appliquer en général à mon avis mais qu’il existe surement des exceptions, on réagit pas toutes pareils, on est pas égaux, et là encore peut etre que dans quelques années on saura pourquoi telle ou telle personne ne supporte pas telle ou telle pilule !

    Quoiqu’il en soit merci pour cet article, je répète c’était interessant et enrichissant !

  71. Louve dit :

    Toi la bloggueuse, tu as tout de la juive répugnante, je suis sûre que tu es une youpine pour avoir des obsessions dégueulasses pareilles, les juives sont sales ! beurk !

  72. Mzelle_Bulle dit :

    Depuis toujours j’ai eu des règles douloureuses, longues et irrégulière (3 jours de règles, 2 jours sans et hop sans prévenir encore 3 jours de règles par exemple) et c’est ma gynécologue qui m’a proposer de passer à la Cézarette: Aucun regret !
    J’ai tout de même de petites règles 2-3 fois par an, mais rien de dramatique. Pas eu de prise de poids et rien d’autre à signaler.

    Mais beaucoup de mes amies pensent encore que sa doit être malsain ou dangereux. M’étant renseignée sur la chose et faisant confiance à ma gyneco, je n’ai aucun soucis et aujourd’hui encore moins celui des règles :-)

  73. Janet dit :

    Bonjour,

    L’article date un peu et c’est peut-être un peu tard pour obtenir une réponse, mais je tente. Je savais que la prise de pilule en continu ne comportait pas de risque (notamment grâce à une gynéco, et grâce au blog du Dr Winckler !), et j’ai déjà testé l’enchaînement de deux plaquettes dans des circonstances particulières (quand on vit une relation à distance, avoir ses règles quand on ne s’est pas vu depuis un mois, c’est franchement pas très marrant)

    En revanche, à chaque fois que j’ai enchaîné les plaquettes, j’ai eu des grosses douleurs dans la poitrine. Du coup, je n’ai jamais envisagé d’enchaîner plus de deux plaquettes, même si l’idée de me débarrasser de mes règles me paraît très séduisante.

    Alors voilà : est-ce que c’est juste ma pilule qui n’est pas adaptée à la prise en continu (trop forte peut-être) ? Ou est-ce que c’est le genre de désagrément que peut engendrer la prise en continu ?

    Merci beaucoup pour votre réponse :)

  74. Captain Thé dit :

    Ne pas prendre d’hormones pendant une semaine, c’est quand même du repos…
    Et puis avoir ses règles, mêmes faussées vues que ces des saignements de privation, veut tout de même dire qu’on est pas enceinte, donc c’est pas mal comme indication, sinon bonjour la surprise quand on s’en rend compte. Non ?
    (Désolée si ça a été dit, pas tout lu)

    • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

      Faux : la présence de saignements sous pilule ( = hémorragies de privation) ne signifie pas qu’on n’est pas enceinte.

      • Captain Thé dit :

        Bizarre… Comment ça se fait que des femmes se soient aperçues qu’elles étaient enceinte (sous pilule) parce qu’elles ne saignaient plus ?
        J’ai des très faibles règles sous hormones donc ça va j’ai pas besoin d’enchaîner les patchs, mais c’est surtout que ma gynécologue m’affirme que c’est bon de faire baisser le taux de fausses hormones dans l’organisme de temps en temps. Je ne prends pas ce que les gynécos me disent pour argent comptant mais celle là est bien quand même (elle a accepté de me poser un DIU bientôt alors que je suis nullipare miracle).

        • « Comment ça se fait que des femmes se soient aperçues qu’elles étaient enceinte (sous pilule) parce qu’elles ne saignaient plus ? »
          Parce que c’est très variable en fonction des femmes ;)
          Certaines femmes pourront s’arrêter de saigner, d’autres auront toujours leurs hémorragies de privation… et leur grossesse passera inaperçue (enfin, jusqu’aux symptômes habituels).
          Tout comme d’autres femmes verront leur hémorragies de privation (en faisant quand même la pause habituelle d’une semaine dans leur prise) disparaître un moment sans pour autant être enceinte après avoir fait un tests de grossesse.

          Pour le taux d’hormones… Mon médecin m’avait dit ça aussi (selon elle, c’était ça ou « Si tu la prends vraiment en continu, fais une pause pendant un mois en été »… Euh, mais ça va pas ?) mais comme elle ne justifie jamais rien…
          Entre prendre des hormones 20 ans 3 semaines sur 4 ou 4 semaines sur 4… je ne sais pas si au bout d’une telle durée notre corps fasse vraiment la différence (après, je n’ai rien pour étayer non plus, tout comme mon toubib n’avait rien non plus de son côté pour se justifier ;) ).

  75. Mélanie dit :

    Chacune son choix, je suis bien d’accord.

    Moi ce qui me gène dans la pilule c’est qu’elle change fondamentalement mon comportement et mon goût personnel (et qui devrait le rester) en matière d’hommes.
    Un article ici : http://fr.121doc.net/news/pilule-modifie-perception-7887.html
    ou là : http://www.topsante.com/sante-au-quotidien/Actus/Contraception-la-pilule-a-un-impact-sur-notre-memoire175 mais j’avais déjà lu des résultats d’études scientifiques concluant aux mêmes résultats avant les années 2000.

    Tu te bases sur la science pour expliquer qu’on peut prendre la pilule en continue sans risque pour la santé. Oki (bien que les dernières informations sur les pilules de 3ème et 4ème génération révèlent des risques réels pour la santé).

    Mais, même s’il y avait 0 risque pour ma santé, je préfère garder ma liberté de pensée. Pas toi ?

    La pilule contraceptive n’est pas un cas isolé. Certains médicaments antidépresseurs ont changé radicalement le comportement de certains hommes qui sont devenus quasiment du jour au lendemain accrocs au sexe et aux jeux de hasard.

    Donc pour ma part, je préfère avoir mes règles plutôt que d’accepter que des laboratoires pharmaceutiques changent ma personnalité à mon insu.

  76. goya dit :

    J’avoue être assez frustré à la fois par l’articles et les commentaires (j’ai en lu une bonne partie, mais pas tous).

    1) Sur l’article :
    mais d’où vient le sang des hémorragies de privation ? Cela me parait une info essentielle pour comprendre la différence entre « vraies règles » et hémorragie de privation. Si l’on s’en tiens à l’article wikipedia « hémorragie de privation » (pas ouf, mais pas le temps de chercher plus), à la fois les vraies règles et les hémorragies de privation sont du à la destruction de l’endomètre. Et cette destruction de l’endomètre est dans les deux cas du à une chute du niveau d’hormone.
    J’ai l’impression que l’auteure insiste sur le fait que les hémorragies de privation ne sont pas vraies règles, seulement pour soutenir le point de vue « vu que ce ne sont pas vraies règles, ce n’est pas mauvais pour la santé de ne pas les avoir ». Comme dans les deux cas il s’agit de detruire l’endometre pour en refaire un neuf, il est légitime de se poser la question de savoir si garder pendant 10ans de pipule continue le même endomètre est mauvais pour la santé ou pas. C’est ce qui se passe durant la grossesse, l’endometre n’est pas renouvelé brutalement tout les mois, mais au contraire un petit peu tout le temps, de sorte que ce n’est pas visible. Prendre la pipule en continue permet de reproduire ce comportement de « renouvellement continu » sur de longue périodes, plus longue qu’une grossesse. A ce stade, pour savoir si ca a des repercusions negatives sur la santé, il me semble que la seule solution est de faire l’expérience (cf. plus de details ci-dessous).

    2) Sur les commentaires:
    J’ai l’impression que les auteurs de commentaires peuvent se classer en 3 catégories:
    - « Les hormones non-bio-identiques, dont les progestatifs synthétiques et tous les contraceptifs hormonaux, ne sont notoirement pas bonnes pour la santé, surtout pas prises de façon prolongée. » (de GuineMum). « Notoirement » ? C’est comme dire « tout le monde le dit donc c’est vrai » !
    - ceux qui disent: pour moi ca c’est passé comme ça, donc c’est vrai pour tout le monde, du type « j’ai pris la pilule en continue pendant 10ans et il ne m’est rien arrivé de mal, donc prendre la pilule en continu n’est pas dangereux ». Je cite Marie Rennes « J’ai 27 ans et j’ai commencé la pilule à 16 ans (Diane et Trinordiol). Il y a deux ans, je l’ai arrêtée pour avoir un enfant. Je suis tombée enceinte en……………… 4 jours !!!!!!!!!!!!!
    Certes, j’ai pu avoir de la chance, mais la fertilité à cause de la pilule, à d’autres !!!! »
    - ceux comme l’auteur site qui dise qqch du type « untel est un ponte dans le domaine et il dit ca donc c’est vrai ».

    En tant que scientifique, je ne crois que les articles scientifiques avec revue de pair (ce qui veut dire qu’avant d’etre publié l’article et les resultats des recherches sont relu et jugé par des confrères de facon anonyme). Au lieu de se battre à coup d’argument d’autorité, allons voir dans la littérature scientifique ce que disent les résultats des études scientifiques, jugeons par nous même si le nombre de personne dans l’étude est suffisant, si les résultats sont statistiquement significatifs. C’est un long travail et c’est en anglais et il faut avoir des bases en statistiques. Du coup la haute autorité de santé fait le travail pour nous, ici :
    http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_272385/how-to-choose-a-method-of-female-contraception?xtmc=&xtcr=4

  77. Abigail dit :

    Bonjour
    Je tombe sur votre article par hasard. J’ai une question à ce sujet. Je rêve de ne plus avoir de règles, parce qu’elle me gavent sérieusement. Longues, abondantes, elles m’empechent d’aller à la piscine avec mes enfants (je peux remplir un tampon en 15 mn) et d’avoir des relations sexuelles quand je veux. Parce que oui coucher quand on sa regles c’est cool, mais ça dépend du flux quand même. ET ici, y a de quoi faire. Bref, j’ai trouvé 2 gynécos, très compréhensives sur le sujet, avec qui on a tout essayé ou presque. Et rien ne marche, elle sont toujours là, fidèle au poste et aussi généreuses. Donc la pilule en continu (cérazette et consort), ca marche pas. Le lutényl en continu (utilisé en tant que contraceptif) non plus. ENn désespoir de cause, je lance à tout le monde et donc à vous une bouteille à la mer: il reste des solutions à tenter ou j’attends la ménopause comme une délivrance?
    Merci

    • Bonjour !
      La pilule que tu cites (Cézarette) et le Lutényl ne contiennent qu’un type d’hormone (les progestatifs). Chez certaines femmes, il est tout à fait normal que ce soit insuffisant pour bloquer l’ovulation.
      As-tu essayé les pilules (ou n’importe quelle autre contraception hormonale) oestro-progestatives ? Elles peuvent parfaitement être prises en continu comme les pilules « juste » progestatives (cf. le site de Martin Winckler). Et elles, leur mode de fonctionnement principal, c’est de bloquer l’ovulation à coup sûr (sauf rares cas quand c’est pas assez dosé chez les jeunes femmes).

      Peut-être que comme mon médecin au début, tes médecins ont confondu la « prise en continu » que tu souhaitais avec la prise de pilules progestatives (la prise 365 jours par an est leur utilisation normale, sinon, elles peuvent être inefficaces, parce justement elles ne bloquent pas l’ovulation chez toutes les femmes), c’est pourquoi ils ne t’ont pas proposé de pilule oestro-progestative ?

  78. Petite Louve dit :

    Ça fait du bien de lire de tels articles (il faut avouer que bon nombre de sites comme Docti/Yahoo pullulent d’histoires de cycles naturels et piapiapia
    (et en plus Yahoo autorisent les gens à voter pour des contenus éronés, comme quoi ça craint un peu la vulgarisation sur internet)
    Quand j’aurais le temps de m’occuper de tout ça, je la prendrais perso – dailleurs on voit peu à peu des avis positifs de médecins germer sur le net, je cite:

    Je trouve ça très bien. Dans la mesure où la pilule provoque des règles artificielles, je ne vois pas pourquoi on imposerait aux femmes d’avoir ce type de saignements. Je n’ai aucun argument médical pour ou contre ce sujet. Si c’est mieux pour certaines femmes car plus pratique (douleurs, sexualité, sport, examens, etc.), alors c’est très bien.

    :D les esprits changent, hourra!

  79. Marie dit :

    Bonsoir, j’ai 19 ans et mes règles sont douloureuses et abondantes, elles me gâchent 6 jours par mois, il y a pire dans la vie je sais, mais si j’ai la possibilité de pouvoir éviter ce calvaire, ce serait super.
    J’ai bientôt rendez-vous chez un gynécologue pour lui demander s’il est possible qu’elle me prescrive une pilule qui pourrait les stopper. Je n’ai pas de rapports sexuels et c’est la première fois que je vais chez le gynéco, j’ai donc peur qu’elle ne veuille pas.
    Si mon gynéco ne veut pas me la prescrire auriez-vous l’adresse, le nom d’un gynécologue sur Paris qui est d’accord pour prescrire ce genre de pilule s’il-vous-plait.
    Je trouve votre article très bien, si j’ai appris cette année qu’il était possible de stopper les règles, j’étais hésitante; mais maintenant plus du tout! Merci!

  80. La Mer Rouge dit :

    Ceux qui prétendent que vouloir arrêter ses règles est contraire au christianisme ont vraisemblablement raté le seul passage des évangiles sur la question : celui où « le Christ précisément guérit la ‘femme à la perte de sang’ » ! « Elle avait vu plusieurs docteurs, en vain », précise l’apôtre (on imagine certes volontiers l’absence totale de solution humaine « deux mille ans en arrière » ! La gynéco restait à l’état « hyper rudimentaire », comme tout le reste de la médecine à ces époques lointaines); « si je puis seulement toucher ses vêtements (ceux du Christ), je serai guérie », dit la femme. « Va, ta foi t’as sauvée », répond le Christ, et fini les saignements !

    Si donc le Christ a guéri cette femme, c’est bien que….. »sa demande lui a semblé justifiée » ! Par conséquent je crois qu’on peut en tirer la conclusion que « au moins en cas de règles hémorragiques (c’est à dire face à une ‘pathologie’ menstruelle), la foi chrétienne autorise l’arrêt volontaire des règles ! Même si effectivement rien ne permet d’affirmer qu’elle l’autorise dans le cas de figure « normal », juste parce qu’on a « décidé de ne pas en avoir ». Mais « rien ne permet d’affirmer l’inverse non plus » ! La Bible « reste silencieuse à ce sujet », elle n’a « pas réponse au MOINDRE problème rencontré dans l’existence » comme le prétendent les chrétiens intégristes, car tout n’est pas connoté « moral » (par exemple la question de savoir si on doit manger avec des couverts dorés ou argentés…) ! Beaucoup de détails de nos vies indiffèrent Dieu qui a quand même prévu de faire croître les humains vers l’âge adulte !

    Par conséquent le meilleur conseil que l’on pourrait donner (à mon avis…)aux quelques femmes chrétiennes qui « pourraient se poser cette question » est celle-ci : se comporter sur ce coup « en protestantes » plutôt qu’en catholiques, c’est à dire : se mettre « en relation avec Dieu lui-même » (par la prière) pour « lui poser la question directement ». Et la réponse apportée sera très certainement là encore « personnalisée », en fonction du « cas précis » rencontré. En effet, ce ne sont pas le prêtre et le pasteur (des personnes humaines comme les autres) qui ont réponse à nos problèmes mais Dieu seul.

    Trop de « questions médicales » se posent par rapport à la foi (la grande mode du moment !). Partant de ce sempiternel principe « naturel », à l’évidence « on ne se soignerait jamais de rien » ! En effet, ‘tout médicament transforme la biologie humaine, c’est précisément « son objectif » ! Un médicament n’opérant aucune transformation ne sert strictement à rien. Les microbes de l’angine sont naturels, il faudrait donc les laisser ! Ainsi on tombe vite dans le gros n’importe quoi : écoutons nos seules « consciences » (que la foi en rien ne nous retire) !

  81. La Mer Rouge dit :

    @Gaëlle-Marie Zimmernman :

    « J’ai fait une phlébite, tiens, alors que j’étais pas sous hormones… » :

    Idem pour ma grand-mère ! Enfin les « hormones », je n’en sais rien….Mais de sûr elle ne prenait pas la pilule car « très fâchée » avec mon grand-père alcoolique, elle raisonnait ainsi (« comme moi » jusqu’à il y a quelques jours encore…) : « N’ayant plus de rapports, je n’ai pas besoin de pilule car je ne risque pas de tomber enceinte » ! Moi à 43 ans, je n’ai JAMAIS eu un seul rapport de ma vie (si si c’est vrai, je vous assure ! J’ai surpris tous mes gynécos à ce sujet….néanmoins tous ont quand même accepté « d’essayer de me passer le spéculum » et…..jamais aucun problème, aucune douleur ! Bon celui que j’ai maintenant me dit que c’est grâce aux tampons….Peut-être. N’importe comment la douleur n’est jamais discutable…..mais « les idées reçues, elles, le sont » !). Et « l’épreuve de ma vie » (jusqu’à présent) en matière de santé vient de me faire comprendre une chose fondamentale : RAPPORTS OU PAS il FAUT prendre un contraceptif (oral ou DIU) à l’âge adulte ! Au moins à partir de l’âge où les règles deviennent hémorragiques (ce qui n’est généralement pas le cas avant 30-35 ans…) et bien sûr quand on est certain de « ne plus jamais souhaité enfanter ». Sans quoi c’est l’hysteroctomie presqu’assurée après cinquante ans (eh oui car comme en tous domaines de la santé « un jour ou l’autre il est trop tard », il faut donc s’y prendre « au plus tôt »)! C’est par « pure ignorance » que je ne la prenais pas, mais comment ne pas être ignorante face à un tel « manque d’informations » ?!…. Les informations à ce sujet ne sont délivrées que « très partiellement ». Je ne savais sur la pilule que deux choses :

    1) Elle est un ‘contraceptif’ : JAMAIS je n’avais entendu parler de ses attributs « progestatifs » ! Pourquoi ? Bah tout simplement parce que « on en parle nulle part » ! Sauf sur certains sites internet sur lesquels il faut avoir la chance de « tomber » un jour…

    2) Elle est prise pour éviter d’être enceinte. Oui mais « comment » ?….Que se passe-t’il qui « fait qu’on évite la grossesse ? Je n’en savais QUE DALLE ! Maintenant j’ai « tout compris du fonctionnement » ! Ce qui pour le coup m’a fait comprendre tout le reste, à savoir que :

    1) L’utérus est « CONCU pour porter des grossesses » . Si on en veut pas, alors il FAUT un palliatif (soit le contraceptif) pour lui faire croire artificiellement qu’il porte quelque chose. Sans quoi « il se révolte (il réclame son du) en saignant » ! Bah oui comme nous on se révolterait si on était empêché de satisfaire nos besoins naturels (manger, dormir, uriner…), voilà qui semble « naturel ».

    2) Bien compris pourquoi « ma mère », à l’inverse de ma grand-mère, elle, n’a jamais eu le moindre problème de règles hémorragiques : elle a « pris la pilule de suite après ma naissance (elle avait donc vingt et un ans) jusqu’à sa ménopause » ! Ma grand-mère qui n’a rien pris, elle, a aussi subi un jour tous les ‘agréments’ de « l’urgence » surprise (et bien pire que la mienne !) qui l’a conduite tout droit à l’hosto pour un…. »curetage » (ok, c’est moins terrible que l’hystéroctomie mais ça reste néanmoins une « intervention chirurgicale » et quand on aime pas ça c’est toujours trop éprouvant…) !

    Alors faites bien passer le message à toutes les « pucelles » majeures (terme employé avec « humour », non par mépris) : pucelles ou pas, faut prendre la pilule ! « A 40 ans on a plus dix ans », précisément parce qu’à l’âge adulte « l’utérus fonctionne », il faut donc lui fournir un « substitut » pour pouvoir continuer de vivre ‘en gamine’ (sans rapports)…. »sans risquer de saignements abusifs » !

    • Gaelle-Marie Zimmermann dit :

      Non, il ne « faut » pas prendre la pilule, merci de ne pas non plus exagérer. Personne n’est obligé.e de prendre la pilule. Si on veut, si on n’a pas de contre-indications médicales, on peut. Mais si on ne veut pas, on ne la prend pas.

      Attention à ne pas remplacer une injonction par une autre.

  82. La Mer Rouge dit :

    Ce n’était pas une injonction, un simple « conseil », pardon si mon propos un peu « passionnée » (car en plein concernée personnellement « en ce moment même » et ‘ce n’est pas drôle’ !) a pu prêter à confusion ! Je veux juste lutter contre cette « pseudo-logique » : « Si pas de rapports, pas besoin de contraception » (orale ou autre, d’ailleurs) et mettant en avant le fait que c’est « oublier l’aspect ‘progestatif’ de la contraception », c’est tout, rien de plus. Et oui bien sûr les contre-indications médicales sont à prendre en compte !