Toucher vaginal sous anesthésie : pardon aux praticien.ne.s, nous sommes évidemment des tordues qui fantasmons sur le viol

Cher.e Clan des 7, et plus globalement, cher.e.s soignant.e.s,

Avant toute chose, merci à vous. Merci pour les années d’études que vous vous cognez, souvent au détriment de vos heures de sommeil et de votre confort de vie, merci d’avoir choisi de devenir des soignant.e.s. Merci également de croire assez en cette mission pour y mettre toutes vos forces et votre énergie. J’ai pour les métiers que vous exercez ou exercerez tout le respect du aux engagements professionnels qui exigent en plus de connaissances techniques une certaine implication sur le plan humain et émotionnel.

J’ai 41 ans, j’ai souvent été malade, j’ai souvent été opérée, et j’ai donc souvent été anesthésiée. J’ai également été enceinte (parfois trop à mon goût), et je suis devenue mère. J’ai aussi, pour tous les soins et interventions nécessitant une prise en charge hospitalière, choisi d’être soignée en CHU, y compris pour mes accouchements et mon avortement : là où je vis, cliniques privées ou PSPH (enfin ESPIC depuis 2009) pullulent, mais bon, moi je me fais soigner en CHU, c’est comme ça.

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Cancer du sein, « Octobre rose » et campagnes médiatiques roses : Cécile Bour, radiologue, dit non

Illustration Cécile Bour, avec son aimable autorisation.
Illustration Cécile Bour, avec son aimable autorisation.

Radiologue de mon état, je ne participe pas aux campagnes médiatiques roses, pour deux interrogations essentielles que je souhaite développer, tant les répercussions me semblent délétères.

La première interrogation porte d’une part sur l’utilisation et même l’utilité de cette débauche rubiconde à l’approche du mois d’octobre, avec de plus en plus d’intensité (et même d’agressivité), et d’autre part sur les profits générés.

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Féminismes jargonnants, militantisme désincarné, aveuglement, femmes oubliées

feminismeDans les milieux féministes un peu « avertis », l’utilisation d’un langage jargonnesque est courant. Comme dans presque tous les milieux professionnels, militants et/ou associatifs. Est-ce bien ou mal, je n’en ai aucune idée, c’est simplement un état de fait. Moi je ne vois pas où est le souci, en interne : à partir du moment où tout le monde se comprend…

En ce qui concerne les féminismes, beaucoup de mots couramment utilisés par les militantes sont d’origine anglo-saxonne. À titre personnel, je ne vois toujours pas où est le problème. C’est pareil dans beaucoup d’autres domaines (l’informatique, la recherche scientifique, etc etc) ; et si on est entre gens qui maîtrisent ces termes, il n’y a pas de mal à les utiliser.

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Avec Frédéric Truskolaski, mets du porno dans ton « Planète Stars » (le magazine que lit passionnément ta gosse de 10 ans)

90px-Point_d'ironie_de_Alcanter_de_Brahm.svgC’est l’histoire d’un mec qui éditait des magazines et qui les vendait. Il avait une drôle de façon de faire, le gars, et puis il avait aussi une drôle d’éthique : rémunération non déclarée, stagiaires utilisés en lieu et place des salariés, manoeuvres d’intimidation sous forme de menaces, création « compulsive » de magazines avec des méthodes relevant de l’arnaque comptable, salariale et déontologique

Bref, Frédéric Truskolaski, c’est le gars qui avait trouvé le bon filon pour se remplir les poches en dépensant un minimum de fric, même si ça suppose de contourner la loi pour y parvenir.

Gracieusement qualifié « d’éditeur low cost » par Stratégies, le bonhomme a tout de même suivi son chemin, mine de rien, sans être particulièrement tracassé.

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Femmes harcelées dans la rue, agressées dans les lieux publics : luttons, militons, et battons-nous. Au sens propre. (Pétons-leur la gueule)

1921650303_1Je crois en la force des mots. Je crois aussi au pouvoir de l’éducation. Je crois aux actes raisonnés, aux convictions exprimées avec pondération ou avec force, je crois à tout cela et j’ai la foi, car il en faut pour militer. J’expliquais pourquoi je pense le féminisme nécessaire, puisqu’il profitera aux filles mêmes de nos détracteurs.

Bien sûr, il faut sans cesse remettre l’ouvrage sur le métier, et cela nécessite du courage, de continuer à lutter. Mais nous n’avons pas le choix, comme le dit Line : nos yeux sont ouverts, nous ne pouvons pas les refermer.

Je crois donc en la force des mots, et en l’éducation. J’y crois tellement que je suis prête à passer pour une cinglée quand j’explique que nous devons éduquer nos garçons à ne pas être des agresseurs sexuels. Ce texte a beaucoup choqué, la plupart des gens trouvant bien plus logique d’éduquer les filles à éviter le viol en le leur présentant comme un risque NORMAL, plutôt que d’éduquer les garçons à ne pas violer.

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Comment une féminisse hystérique, misandre, castratrice, poilue et mal baisée éduque-t-elle ses enfants ?

Kaa en train d'hypnotiser Mowgli, telles les féminisses en train d'endoctriner leurs enfants.
Kaa en train d’hypnotiser Mowgli, telles les féminisses en train d’endoctriner leurs enfants.

Comme vous le savez toutes et tous, les féministes sont des hystériques, dont le projet même pas secret est d’émasculer les hommes avec des tenailles rouillées, pour manger ensuite les couilles de ces messieurs avec de la sauce samouraï entre deux tranches de pain, autour d’une immense table joliment décorée de bites tranchées et empaillées, en compagnie de milliers d’autres féministes hystériques, le tout dans une cordiale ambiance de haine misandre assaisonnée de chants de guerre à la gloire du clitoris.

Vous n’ignorez pas non plus que les féministes détestent les enfants presqu’autant qu’elles haïssent les hommes… Mais à quoi peut-on s’attendre, de la part de chiennes qui trouvent normal d’assassiner de jolis bébés douillettement nichés dans le ventre de leur môman, contrant ainsi le merveilleux destin biologique des femmes, tout ça pour servir des intérêts personnels aussi bassement triviaux que le droit à disposer de leur propre corps, leur ambition professionnelle et leur liberté de jouir à toute heure et sans entraves, en compagnie d’autres chiennes aux mœurs aussi dissolues que les leurs ?

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Lutter contre le viol ? Nos fils adolescents, violeurs potentiels. Notre refus de l’admettre, et de les élever autrement.

aveuglement[Ce texte vient illustrer et appuyer l’excellent article de Valérie « Comment lutter contre le viol« . Cliquez sur le lien et lisez son texte avant de lire le mien.]

Nous, parents. Nous savons bien que nos enfants sont de pures merveilles. Oui, bon, ça dépend des jours (enfin pour vous hein. Les miens sont vraiment de pures merveilles. Je tenais à ce que ce soit dit).

Enfin voilà, globalement, nos enfants sont des merveilles. Du moins si l’on excepte les moments où ils sont (au choix ou cumulativement) un peu cons, un peu chiants, un peu indisciplinés, un peu sales, un peu bordéliques, un peu de mauvaise foi, un peu ingrats, un peu coléreux, un peu collants, un peu trop, un peu pas assez, un peu à côté, un peu pas géniaux, un peu trop géniaux… Mais en dehors de ces menus détails, nos enfants sont merveilleux.

Alors ils ne sont pas tous merveilleux au même titre, évidemment. Nos filles sont merveilleuses comme des filles, et nos fils sont merveilleux comme des garçons, cons de parents que nous sommes, à galérer pour dégenrer l’éducation que nous leur donnons.

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FAQ autour de l’IVG et de la nécessaire poursuite de la lutte : questions courantes et propositions de réponses

feminisme« Lutter pour défendre le droit à l’IVG ? Aller manifester ? Militer pour ça ? En France ? Mais pourquoi ? L’avortement est légal dans notre pays ! Personne ne veut le remettre en cause ! Et puis il ne faut pas que ça devienne un truc banal… Imagine que les femmes se mettent à l’utiliser comme une contraception ! »

En effet, l’avortement est légal en France. Moralement, il est toléré sous conditions. Concrètement, ce droit est fragile.

Et émotionnellement, il est très compliqué de comprendre comment chacun.e le perçoit, en fonction de sa sensibilité, de ses convictions et de ses choix de vie.

Cependant, les idées reçues autour de l’avortement ont la vie dure, et beaucoup de gens ont du mal à saisir pourquoi la lutte pour le droit à l’IVG est toujours nécessaire aujourd’hui, encore et plus que jamais.

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Lutter contre la culture du traumatisme autour de l’IVG : un enjeu sociétal et politique (texte d’intervention au congrès de l’ANCIC)

Inside H Block 420ème journées de l’ANCIC – 15 et 16 novembre 2013

Table ronde n°2 : sortir de la détresse sur l’IVG

Intervention n° 4 : « Lutter contre la culture du traumatisme autour de l’IVG : un enjeu sociétal et politique »

L’interruption volontaire de grossesse est très souvent conjuguée à la forme passive – et douloureuse : on « subit » une IVG, on « a recours » à une IVG, on «passe par» une IVG… Bref, les mots attachés à cet acte sont, en règle générale, négativement connotés.

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